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  • Auditions – 10 étapes essentielles pour réussir

    Auditions – 10 étapes essentielles pour réussir
    Les 10 étapes essentielles pour des auditions réussies

    Les 10 étapes essentielles pour des auditions réussies

    L’audition professionnelle d’un enquêteur est un processus systématique qui nécessite une préparation méticuleuse, une exécution compétente et une évaluation approfondie. En s’inspirant des protocoles et des meilleures pratiques établis sur le site, nous présentons un cadre en dix étapes qui garantit des auditions efficaces,
    éthiques et juridiquement solides.

    Étape 1 : Préparatifs liés à l’affaire

    La réussite d’une audition repose sur une préparation complète du dossier. Examinez minutieusement tous les éléments de l’enquête, les preuves et la documentation disponibles. Élaborez plusieurs hypothèses de travail plutôt que de poursuivre une seule théorie. Réfléchissez clairement aux buts et objectifs de l’audition et analysez les antécédents de la personne auditionnée, y compris ses droits et ses éventuels besoins particuliers.

    Cette phase de préparation est cruciale pour répondre à tous les besoins d’information, maintenir l’objectivité et s’assurer que vous êtes équipé pour faire face aux différents scénarios qui peuvent survenir au cours du processus d’auditions.

    Étape 2 : Préparations physiques

    Choisissez un lieu d’auditions optimal, avec un minimum de distractions et des conditions propices à une communication efficace. Idéalement, l’environnement doit être exempt de distractions, mais confortable, permettant un dialogue clair sans interférences extérieures.

    Résumé

    • Une préparation complète est essentielle : Des auditions réussies nécessitent une étude approfondie du dossier, une installation matérielle optimale avec du matériel d’enregistrement testé et une préparation mentale avec de multiples hypothèses de travail.
    • Établir la confiance par un engagement professionnel : Appliquer le principe HEAR (honnêteté, empathie, autonomie, réflexion) pour établir un rapport, expliquer clairement les procédures et évaluer la vulnérabilité de la personne auditionnée et les exigences légales.
    • Laissez les personnes auditionnées raconter librement avant d’approfondir : Laissez les personnes auditionnées faire des récits complets et ininterrompus en utilisant les invites TED (Raconter, Expliquer, Décrire), puis clarifiez systématiquement à l’aide du cadre 5WH (Qui, Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment).
    • Évaluer et réfléchir en vue d’une amélioration continue : Évaluez si les objectifs de l’audition ont été atteints, analysez vos techniques de performance, documentez les enseignements tirés et planifiez les prochaines étapes de l’enquête sur la base des informations obtenues.

    Prenez les dispositions nécessaires pour la représentation juridique, les interprètes ou le personnel de soutien, en fonction de l’affaire. Testez minutieusement tout le matériel d’enregistrement – les systèmes d’enregistrement audiovisuels professionnels de Davidhorn garantissent une documentation fiable, avec de multiples options de sauvegarde, fournissant ainsi le soutien essentiel à l’intégrité de la preuve.

    Étape 3 : Préparation mentale

    Gardez l’esprit ouvert et faites preuve de souplesse analytique tout au long du processus. Envisagez des hypothèses alternatives aux éléments de preuve et anticipez les différents scénarios qui peuvent se dérouler. Faites preuve d’empathie et d’un véritable intérêt pour la situation de la personne auditionnée. La préparation mentale consiste à mettre de côté les idées préconçues et à se préparer à adapter son approche en fonction des réponses et du comportement de la personne auditionnée.

    Cette préparation psychologique vous permet de réagir de manière appropriée à des événements inattendus tout en gardant votre sang-froid.

    Étape 4 : S’engager et expliquer

    Établir le contact et les règles de base. Appliquez systématiquement le principe HEAR : Honnêteté, Empathie, Autonomie, Réflexion. Cette approche permet d’instaurer un climat de confiance tout en maintenant des limites professionnelles et en veillant à ce que la personne auditionnée se sente respectée tout au long du processus. Évaluez en permanence la vulnérabilité de la personne auditionnée en tenant compte de son âge, de sa santé mentale et physique, de ses traumatismes et d’autres facteurs de risque. Mettez en œuvre les garanties juridiques appropriées et envisagez l’intervention d’un spécialiste si nécessaire. Utiliser des aides à la communication pour garantir un dialogue efficace tout au long du processus.

    Au début d’une audition, l’enquêteur doit :

    • Établissez un rapport fondé sur l’empathie et le respect.
    • Évaluez le bien-être de la personne auditionnée afin de vous assurer qu’elle est apte à participer à l’audition.
    • Expliquez clairement :
      • L’affaire faisant l’objet de l’enquête et le but de l’audition.
      • Pour les suspects : les motifs de suspicion – expliquez ce qui se passe et pourquoi (sans divulguer de preuves détaillées).
      • Pour les suspects : le droit à un avocat et le droit de garder le silence.
      • Toutes les procédures légales et pratiques, y compris l’enregistrement audio et vidéo.
      • que la participation est volontaire (le cas échéant).

    Établissez des règles de base. L’audition doit ensuite définir les attentes suivantes :

    • Tout ce qui est dit est important : la personne auditionnée doit fournir autant de détails que possible, même s’ils semblent mineurs (par exemple, “décrivez mon stylo”).
    • Ne filtrez pas : rapportez tout, même si cela vous semble hors de propos ou incertain.
    • Concentration et effort : le rappel de mémoire demande de la concentration et peut être fatigant.
    • Communication ouverte : la personne auditionnée doit se sentir libre de : 
      • Demandez-leur s’ils ne comprennent pas.
      • Dites s’ils ne savent pas.
      • Corrigez les malentendus ou faites part de vos inquiétudes concernant les questions suggestives ou inappropriées.
    • Structure de l’audition : Décrivez les sujets à aborder, le calendrier et les pauses prévues.
    • Confirmer la compréhension : s’assurer que la personne auditionnée saisit l’information et son application.

    L’établissement de rapports n’est pas une question de manipulation – il s’agit de créer une atmosphère propice à une communication basée sur le respect mutuel et les faits. Cette base est essentielle pour établir la confiance et obtenir des informations fiables.

    Étape 5 : Phase du premier compte

    Laissez la personne auditionnée présenter son récit complet sans l’interrompre. Faites preuve d’une patience stratégique et gardez le contrôle en suivant attentivement le rythme et en écoutant activement, plutôt que de poser des questions de manière précipitée.

    Utilisez les messages-guides TEDS (Raconter, Expliquer, Décrire, Montrer Me) pour encourager les réponses détaillées. Documentez systématiquement les éléments PLATCOM : Personnes, Lieu, Actions, Moments, Communication, Objets et Motivations. Cette phase de narration libre révèle souvent des informations cruciales qui pourraient échapper à un interrogatoire ciblé. Ne l’interrompez pas. Reportez vos questions jusqu’à ce que le premier récit soit entièrement terminé.


    Ecoutez notre podcast sur l’audition


    Étape 6 : Écoute active tout au long du processus

    Écoutez activement pour comprendre le point de vue de la personne auditionnée et faciliter le flux d’informations. Utilisez le silence et les signaux non verbaux pour démontrer votre engagement. Notez les incohérences, les lacunes et les points à clarifier tout en maintenant un engagement positif.

    Étape 7 : Clarifier et divulguer

    Passez systématiquement en revue les nouvelles informations, les objectifs de votre audition, abordez les éléments PLATCOM et répondez à tous les points obscurs et à toutes les lacunes avant d’introduire des preuves ou de nouvelles informations. Le cas échéant, présentez les informations clés par étapes afin de vérifier l’exactitude du récit tout en minimisant la contamination de la mémoire.

    Assurez une couverture complète en utilisant le cadre des 5W et 1H : Qui, Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment. Cette approche systématique permet de ne négliger aucun élément crucial.

    Étape 8 : Fermer et informer

    Concluez l’audition de manière professionnelle en invitant la personne auditionnée à fournir des informations supplémentaires ou à poser des questions. Expliquez clairement les prochaines étapes, les procédures de contact et les délais prévus.

    Exprimez votre reconnaissance pour leur coopération et terminez respectueusement, quelle que soit l’issue de l’affaire. Cette clôture professionnelle peut s’avérer précieuse pour les interactions futures.


    Lisez nos eBooks sur la façon de planifier des auditions

    Livres électroniques et livres blancs

    Étape 9 : Évaluer les résultats des auditions

    Après l’audition, procédez à une évaluation structurée pour déterminer si les objectifs ont été atteints. Il s’agit notamment de :

    • Évaluer la qualité et l’exhaustivité des informations obtenues au regard du plan d’audition et des priorités de l’enquête.
    • Identifier les lacunes, les incohérences ou les questions sans réponse qui peuvent nécessiter une clarification ou un suivi.
    • Évaluer les réponses de la personne auditionnée à la lumière des preuves connues et d’autres éléments du dossier.

    Cette étape permet de s’assurer que l’audition contribue de manière significative à l’enquête et de mettre en évidence les éventuelles actions de suivi immédiates.

    Étape 10 : Réfléchissez, apprenez et planifiez

    Après l’évaluation du contenu, réfléchissez de manière critique à votre propre performance en tant qu’auditeur :

    • Analysez vos techniques d’auditions : Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce qui aurait pu être fait différemment ?
    • Identifier les domaines à améliorer en matière de planification, de communication, de style de questions, d’établissement de rapports et d’adaptabilité.
    • Consignez les enseignements tirés pour soutenir votre développement professionnel continu et améliorer les auditions à venir.
    • Déterminer et planifier les prochaines étapes de l’enquête, telles que de nouvelles auditions, de nouvelles pistes d’investigation ou la collecte d’autres preuves.

    Cette phase de réflexion garantit un apprentissage continu et contribue à maintenir des normes élevées en matière de pratiques d’enquête.

    Conclusion

    Des auditions réussies nécessitent une préparation systématique, une exécution habile et une évaluation approfondie. En suivant ces 10 étapes essentielles et en se concentrant sur les principes fondamentaux suivants : le rapport, l’empathie, l’écoute active et l’intégrité professionnelle, les enquêteurs peuvent mener des auditions à la fois efficaces et conformes à l’éthique.

    L’investissement dans une technique et un équipement adaptés, y compris des systèmes d’enregistrement professionnels garantissant une documentation complète, est rentable en termes de résultats et de recevabilité juridique. N’oubliez pas : la qualité de vos auditions détermine la qualité de vos enquêtes.

    Écrit par :

    Marta Hopfer-Gilles

    Faits vérifiés par Ivar A Fahsing (PhD)

    Claude AI a été utilisé lors de la création de cet article

    Produits apparentés

    • Enregistreur fixe d’auditions HD

      Enregistreur HD fixe pour les salles d’audition de haute sécurité.

    • Enregistreur portable d’auditions

      Enregistreur d’audition léger, conforme aux normes internationales, pour tout type d’environnement.

    • Capture – Enregistrement d’auditions mobiles

      Enregistreur d’application mobile pour capturer des preuves en déplacement.

    • Logiciel Ark – Gestion d’auditions et preuves numériques

      Recevoir, contrôler et conserver les preuves tout au long de leur durée de vie.

    12 mars 2026
  • Auditions – 10 étapes essentielles pour réussir

    Auditions – 10 étapes essentielles pour réussir
    Les 10 étapes essentielles pour des auditions réussies

    Les 10 étapes essentielles pour des auditions réussies

    L’audition professionnelle d’un enquêteur est un processus systématique qui nécessite une préparation méticuleuse, une exécution compétente et une évaluation approfondie. En s’inspirant des protocoles et des meilleures pratiques établis sur le site, nous présentons un cadre en dix étapes qui garantit des auditions efficaces,
    éthiques et juridiquement solides.

    Étape 1 : Préparatifs liés à l’affaire

    La réussite d’une audition repose sur une préparation complète du dossier. Examinez minutieusement tous les éléments de l’enquête, les preuves et la documentation disponibles. Élaborez plusieurs hypothèses de travail plutôt que de poursuivre une seule théorie. Réfléchissez clairement aux buts et objectifs de l’audition et analysez les antécédents de la personne auditionnée, y compris ses droits et ses éventuels besoins particuliers.

    Cette phase de préparation est cruciale pour répondre à tous les besoins d’information, maintenir l’objectivité et s’assurer que vous êtes équipé pour faire face aux différents scénarios qui peuvent survenir au cours du processus d’auditions.

    Étape 2 : Préparations physiques

    Choisissez un lieu d’auditions optimal, avec un minimum de distractions et des conditions propices à une communication efficace. Idéalement, l’environnement doit être exempt de distractions, mais confortable, permettant un dialogue clair sans interférences extérieures.

    Résumé

    • Une préparation complète est essentielle : Des auditions réussies nécessitent une étude approfondie du dossier, une installation matérielle optimale avec du matériel d’enregistrement testé et une préparation mentale avec de multiples hypothèses de travail.
    • Établir la confiance par un engagement professionnel : Appliquer le principe HEAR (honnêteté, empathie, autonomie, réflexion) pour établir un rapport, expliquer clairement les procédures et évaluer la vulnérabilité de la personne auditionnée et les exigences légales.
    • Laissez les personnes auditionnées raconter librement avant d’approfondir : Laissez les personnes auditionnées faire des récits complets et ininterrompus en utilisant les invites TED (Raconter, Expliquer, Décrire), puis clarifiez systématiquement à l’aide du cadre 5WH (Qui, Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment).
    • Évaluer et réfléchir en vue d’une amélioration continue : Évaluez si les objectifs de l’audition ont été atteints, analysez vos techniques de performance, documentez les enseignements tirés et planifiez les prochaines étapes de l’enquête sur la base des informations obtenues.

    Prenez les dispositions nécessaires pour la représentation juridique, les interprètes ou le personnel de soutien, en fonction de l’affaire. Testez minutieusement tout le matériel d’enregistrement – les systèmes d’enregistrement audiovisuels professionnels de Davidhorn garantissent une documentation fiable, avec de multiples options de sauvegarde, fournissant ainsi le soutien essentiel à l’intégrité de la preuve.

    Étape 3 : Préparation mentale

    Gardez l’esprit ouvert et faites preuve de souplesse analytique tout au long du processus. Envisagez des hypothèses alternatives aux éléments de preuve et anticipez les différents scénarios qui peuvent se dérouler. Faites preuve d’empathie et d’un véritable intérêt pour la situation de la personne auditionnée. La préparation mentale consiste à mettre de côté les idées préconçues et à se préparer à adapter son approche en fonction des réponses et du comportement de la personne auditionnée.

    Cette préparation psychologique vous permet de réagir de manière appropriée à des événements inattendus tout en gardant votre sang-froid.

    Étape 4 : S’engager et expliquer

    Établir le contact et les règles de base. Appliquez systématiquement le principe HEAR : Honnêteté, Empathie, Autonomie, Réflexion. Cette approche permet d’instaurer un climat de confiance tout en maintenant des limites professionnelles et en veillant à ce que la personne auditionnée se sente respectée tout au long du processus. Évaluez en permanence la vulnérabilité de la personne auditionnée en tenant compte de son âge, de sa santé mentale et physique, de ses traumatismes et d’autres facteurs de risque. Mettez en œuvre les garanties juridiques appropriées et envisagez l’intervention d’un spécialiste si nécessaire. Utiliser des aides à la communication pour garantir un dialogue efficace tout au long du processus.

    Au début d’une audition, l’enquêteur doit :

    • Établissez un rapport fondé sur l’empathie et le respect.
    • Évaluez le bien-être de la personne auditionnée afin de vous assurer qu’elle est apte à participer à l’audition.
    • Expliquez clairement :
      • L’affaire faisant l’objet de l’enquête et le but de l’audition.
      • Pour les suspects : les motifs de suspicion – expliquez ce qui se passe et pourquoi (sans divulguer de preuves détaillées).
      • Pour les suspects : le droit à un avocat et le droit de garder le silence.
      • Toutes les procédures légales et pratiques, y compris l’enregistrement audio et vidéo.
      • que la participation est volontaire (le cas échéant).

    Établissez des règles de base. L’audition doit ensuite définir les attentes suivantes :

    • Tout ce qui est dit est important : la personne auditionnée doit fournir autant de détails que possible, même s’ils semblent mineurs (par exemple, “décrivez mon stylo”).
    • Ne filtrez pas : rapportez tout, même si cela vous semble hors de propos ou incertain.
    • Concentration et effort : le rappel de mémoire demande de la concentration et peut être fatigant.
    • Communication ouverte : la personne auditionnée doit se sentir libre de : 
      • Demandez-leur s’ils ne comprennent pas.
      • Dites s’ils ne savent pas.
      • Corrigez les malentendus ou faites part de vos inquiétudes concernant les questions suggestives ou inappropriées.
    • Structure de l’audition : Décrivez les sujets à aborder, le calendrier et les pauses prévues.
    • Confirmer la compréhension : s’assurer que la personne auditionnée saisit l’information et son application.

    L’établissement de rapports n’est pas une question de manipulation – il s’agit de créer une atmosphère propice à une communication basée sur le respect mutuel et les faits. Cette base est essentielle pour établir la confiance et obtenir des informations fiables.

    Étape 5 : Phase du premier compte

    Laissez la personne auditionnée présenter son récit complet sans l’interrompre. Faites preuve d’une patience stratégique et gardez le contrôle en suivant attentivement le rythme et en écoutant activement, plutôt que de poser des questions de manière précipitée.

    Utilisez les messages-guides TEDS (Raconter, Expliquer, Décrire, Montrer Me) pour encourager les réponses détaillées. Documentez systématiquement les éléments PLATCOM : Personnes, Lieu, Actions, Moments, Communication, Objets et Motivations. Cette phase de narration libre révèle souvent des informations cruciales qui pourraient échapper à un interrogatoire ciblé. Ne l’interrompez pas. Reportez vos questions jusqu’à ce que le premier récit soit entièrement terminé.


    Ecoutez notre podcast sur l’audition


    Étape 6 : Écoute active tout au long du processus

    Écoutez activement pour comprendre le point de vue de la personne auditionnée et faciliter le flux d’informations. Utilisez le silence et les signaux non verbaux pour démontrer votre engagement. Notez les incohérences, les lacunes et les points à clarifier tout en maintenant un engagement positif.

    Étape 7 : Clarifier et divulguer

    Passez systématiquement en revue les nouvelles informations, les objectifs de votre audition, abordez les éléments PLATCOM et répondez à tous les points obscurs et à toutes les lacunes avant d’introduire des preuves ou de nouvelles informations. Le cas échéant, présentez les informations clés par étapes afin de vérifier l’exactitude du récit tout en minimisant la contamination de la mémoire.

    Assurez une couverture complète en utilisant le cadre des 5W et 1H : Qui, Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment. Cette approche systématique permet de ne négliger aucun élément crucial.

    Étape 8 : Fermer et informer

    Concluez l’audition de manière professionnelle en invitant la personne auditionnée à fournir des informations supplémentaires ou à poser des questions. Expliquez clairement les prochaines étapes, les procédures de contact et les délais prévus.

    Exprimez votre reconnaissance pour leur coopération et terminez respectueusement, quelle que soit l’issue de l’affaire. Cette clôture professionnelle peut s’avérer précieuse pour les interactions futures.


    Lisez nos eBooks sur la façon de planifier des auditions

    Livres électroniques et livres blancs

    Étape 9 : Évaluer les résultats des auditions

    Après l’audition, procédez à une évaluation structurée pour déterminer si les objectifs ont été atteints. Il s’agit notamment de :

    • Évaluer la qualité et l’exhaustivité des informations obtenues au regard du plan d’audition et des priorités de l’enquête.
    • Identifier les lacunes, les incohérences ou les questions sans réponse qui peuvent nécessiter une clarification ou un suivi.
    • Évaluer les réponses de la personne auditionnée à la lumière des preuves connues et d’autres éléments du dossier.

    Cette étape permet de s’assurer que l’audition contribue de manière significative à l’enquête et de mettre en évidence les éventuelles actions de suivi immédiates.

    Étape 10 : Réfléchissez, apprenez et planifiez

    Après l’évaluation du contenu, réfléchissez de manière critique à votre propre performance en tant qu’auditeur :

    • Analysez vos techniques d’auditions : Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce qui aurait pu être fait différemment ?
    • Identifier les domaines à améliorer en matière de planification, de communication, de style de questions, d’établissement de rapports et d’adaptabilité.
    • Consignez les enseignements tirés pour soutenir votre développement professionnel continu et améliorer les auditions à venir.
    • Déterminer et planifier les prochaines étapes de l’enquête, telles que de nouvelles auditions, de nouvelles pistes d’investigation ou la collecte d’autres preuves.

    Cette phase de réflexion garantit un apprentissage continu et contribue à maintenir des normes élevées en matière de pratiques d’enquête.

    Conclusion

    Des auditions réussies nécessitent une préparation systématique, une exécution habile et une évaluation approfondie. En suivant ces 10 étapes essentielles et en se concentrant sur les principes fondamentaux suivants : le rapport, l’empathie, l’écoute active et l’intégrité professionnelle, les enquêteurs peuvent mener des auditions à la fois efficaces et conformes à l’éthique.

    L’investissement dans une technique et un équipement adaptés, y compris des systèmes d’enregistrement professionnels garantissant une documentation complète, est rentable en termes de résultats et de recevabilité juridique. N’oubliez pas : la qualité de vos auditions détermine la qualité de vos enquêtes.

    Écrit par :

    Marta Hopfer-Gilles

    Faits vérifiés par Ivar A Fahsing (PhD)

    Claude AI a été utilisé lors de la création de cet article

    Produits apparentés

    • Enregistreur fixe d’auditions HD

      Enregistreur HD fixe pour les salles d’audition de haute sécurité.

    • Enregistreur portable d’auditions

      Enregistreur d’audition léger, conforme aux normes internationales, pour tout type d’environnement.

    • Capture – Enregistrement d’auditions mobiles

      Enregistreur d’application mobile pour capturer des preuves en déplacement.

    • Logiciel Ark – Gestion d’auditions et preuves numériques

      Recevoir, contrôler et conserver les preuves tout au long de leur durée de vie.

    25 février 2026
  • Auditions – 10 étapes essentielles pour réussir

    Auditions – 10 étapes essentielles pour réussir
    Les 10 étapes essentielles pour des auditions réussies

    Les 10 étapes essentielles pour des auditions réussies

    L’audition professionnelle d’un enquêteur est un processus systématique qui nécessite une préparation méticuleuse, une exécution compétente et une évaluation approfondie. En s’inspirant des protocoles et des meilleures pratiques établis sur le site, nous présentons un cadre en dix étapes qui garantit des auditions efficaces,
    éthiques et juridiquement solides.

    Étape 1 : Préparatifs liés à l’affaire

    La réussite d’une audition repose sur une préparation complète du dossier. Examinez minutieusement tous les éléments de l’enquête, les preuves et la documentation disponibles. Élaborez plusieurs hypothèses de travail plutôt que de poursuivre une seule théorie. Réfléchissez clairement aux buts et objectifs de l’audition et analysez les antécédents de la personne auditionnée, y compris ses droits et ses éventuels besoins particuliers.

    Cette phase de préparation est cruciale pour répondre à tous les besoins d’information, maintenir l’objectivité et s’assurer que vous êtes équipé pour faire face aux différents scénarios qui peuvent survenir au cours du processus d’auditions.

    Étape 2 : Préparations physiques

    Choisissez un lieu d’auditions optimal, avec un minimum de distractions et des conditions propices à une communication efficace. Idéalement, l’environnement doit être exempt de distractions, mais confortable, permettant un dialogue clair sans interférences extérieures.

    Résumé

    • Une préparation complète est essentielle : Des auditions réussies nécessitent une étude approfondie du dossier, une installation matérielle optimale avec du matériel d’enregistrement testé et une préparation mentale avec de multiples hypothèses de travail.
    • Établir la confiance par un engagement professionnel : Appliquer le principe HEAR (honnêteté, empathie, autonomie, réflexion) pour établir un rapport, expliquer clairement les procédures et évaluer la vulnérabilité de la personne auditionnée ainsi que les exigences légales.
    • Laissez les personnes auditionnées raconter librement avant d’approfondir : Laissez les personnes auditionnées faire des récits complets et ininterrompus en utilisant les invites TED (Raconter, Expliquer, Décrire), puis clarifiez systématiquement à l’aide du cadre 5WH (Qui, Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment).
    • Évaluer et réfléchir en vue d’une amélioration continue : Évaluez si les objectifs de l’audition ont été atteints, analysez vos techniques de performance, documentez les enseignements tirés et planifiez les prochaines étapes de l’enquête sur la base des informations obtenues.

    Prenez les dispositions nécessaires pour la représentation juridique, les interprètes ou le personnel de soutien, en fonction de l’affaire. Testez minutieusement tout le matériel d’enregistrement – les systèmes d’enregistrement audiovisuels professionnels de Davidhorn garantissent une documentation fiable, avec de multiples options de sauvegarde, fournissant ainsi le soutien essentiel à l’intégrité de la preuve.

    Étape 3 : Préparation mentale

    Gardez l’esprit ouvert et faites preuve de souplesse analytique tout au long du processus. Envisagez des hypothèses alternatives aux éléments de preuve et anticipez les différents scénarios qui peuvent se dérouler. Faites preuve d’empathie et d’un véritable intérêt pour la situation de la personne auditionnée. La préparation mentale consiste à mettre de côté les idées préconçues et à se préparer à adapter son approche en fonction des réponses et du comportement de la personne auditionnée.

    Cette préparation psychologique vous permet de réagir de manière appropriée à des événements inattendus tout en gardant votre sang-froid.

    Étape 4 : S’engager et expliquer

    Établir le contact et les règles de base. Appliquez systématiquement le principe HEAR : Honnêteté, Empathie, Autonomie, Réflexion. Cette approche permet d’instaurer un climat de confiance tout en maintenant des limites professionnelles et en veillant à ce que la personne auditionnée se sente respectée tout au long du processus. Évaluez en permanence la vulnérabilité de la personne auditionnée en tenant compte de son âge, de sa santé mentale et physique, de ses traumatismes et d’autres facteurs de risque. Mettez en œuvre les garanties juridiques appropriées et envisagez l’intervention d’un spécialiste si nécessaire. Utiliser des aides à la communication pour garantir un dialogue efficace tout au long du processus.

    Au début d’une audition, l’enquêteur doit :

    • Établissez un rapport fondé sur l’empathie et le respect.
    • Évaluez le bien-être de la personne auditionnée afin de vous assurer qu’elle est apte à participer à l’audition.
    • Expliquez clairement :
      • L’affaire faisant l’objet de l’enquête et le but de l’audition.
      • Pour les suspects : les motifs de suspicion – expliquez ce qui se passe et pourquoi (sans divulguer de preuves détaillées).
      • Pour les suspects : le droit à un avocat et le droit de garder le silence.
      • Toutes les procédures légales et pratiques, y compris l’enregistrement audio et vidéo.
      • que la participation est volontaire (le cas échéant).

    Établissez des règles de base. L’audition doit ensuite définir les attentes suivantes :

    • Tout ce qui est dit est important : la personne auditionnée doit fournir autant de détails que possible, même s’ils semblent mineurs (par exemple, “décrivez mon stylo”).
    • Ne filtrez pas : rapportez tout, même si cela vous semble hors de propos ou incertain.
    • Concentration et effort : le rappel de mémoire demande de la concentration et peut être fatigant.
    • Communication ouverte : la personne auditionnée doit se sentir libre de : 
      • Demandez-leur s’ils ne comprennent pas.
      • Dites s’ils ne savent pas.
      • Corrigez les malentendus ou faites part de vos inquiétudes concernant les questions suggestives ou inappropriées.
    • Structure de l’audition : Décrivez les sujets à aborder, le calendrier et les pauses prévues.
    • Confirmer la compréhension : s’assurer que la personne auditionnée saisit l’information et son application.

    L’établissement de rapports n’est pas une question de manipulation – il s’agit de créer une atmosphère propice à une communication basée sur le respect mutuel et les faits. Cette base est essentielle pour établir la confiance et obtenir des informations fiables.

    Étape 5 : Phase du premier compte

    Laissez la personne auditionnée présenter son récit complet sans l’interrompre. Faites preuve d’une patience stratégique et gardez le contrôle en suivant attentivement le rythme et en écoutant activement, plutôt que de poser des questions de manière précipitée.

    Utilisez les messages-guides TEDS (Raconter, Expliquer, Décrire, Montrer Me) pour encourager les réponses détaillées. Documentez systématiquement les éléments PLATCOM : Personnes, Lieu, Actions, Moments, Communication, Objets et Motivations. Cette phase de narration libre révèle souvent des informations cruciales qui pourraient échapper à un interrogatoire ciblé. Ne l’interrompez pas. Reportez vos questions jusqu’à ce que le premier récit soit entièrement terminé.


    Écoutez notre podcast sur l’audition


    Étape 6 : Écoute active tout au long du processus

    Écoutez activement pour comprendre le point de vue de la personne auditionnée et faciliter le flux d’informations. Utilisez le silence et les signaux non verbaux pour démontrer votre engagement. Notez les incohérences, les lacunes et les points à clarifier tout en maintenant un engagement positif.

    Étape 7 : Clarifier et divulguer

    Passez systématiquement en revue les nouvelles informations, les objectifs de votre audition, abordez les éléments PLATCOM et répondez à tous les points obscurs et à toutes les lacunes avant d’introduire des preuves ou de nouvelles informations. Le cas échéant, présentez les informations clés par étapes afin de vérifier l’exactitude du récit tout en minimisant la contamination de la mémoire.

    Assurez une couverture complète en utilisant le cadre des 5W et 1H : Qui, Quoi, Quand, Où, Pourquoi, Comment. Cette approche systématique permet de ne négliger aucun élément crucial.

    Étape 8 : Fermer et informer

    Concluez l’audition de manière professionnelle en invitant la personne auditionnée à fournir des informations supplémentaires ou à poser des questions. Expliquez clairement les prochaines étapes, les procédures de contact et les délais prévus.

    Exprimez votre reconnaissance pour leur coopération et terminez respectueusement, quelle que soit l’issue de l’affaire. Cette clôture professionnelle peut s’avérer précieuse pour les interactions futures.


    Lisez nos eBooks sur la façon de planifier des auditions

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    Étape 9 : Évaluer les résultats des auditions

    Après l’audition, procédez à une évaluation structurée pour déterminer si les objectifs ont été atteints. Il s’agit notamment de :

    • Évaluer la qualité et l’exhaustivité des informations obtenues au regard du plan d’audition et des priorités de l’enquête.
    • Identifier les lacunes, les incohérences ou les questions sans réponse qui peuvent nécessiter une clarification ou un suivi.
    • Évaluer les réponses de la personne auditionnée à la lumière des preuves connues et d’autres éléments du dossier.

    Cette étape permet de s’assurer que l’audition contribue de manière significative à l’enquête et de mettre en évidence les éventuelles actions de suivi immédiates.

    Étape 10 : Réfléchissez, apprenez et planifiez

    Après l’évaluation du contenu, réfléchissez de manière critique à votre propre performance en tant qu’auditeur :

    • Analysez vos techniques d’auditions : Qu’est-ce qui a bien fonctionné ? Qu’est-ce qui aurait pu être fait différemment ?
    • Identifier les domaines à améliorer en matière de planification, de communication, de style de questions, d’établissement de rapports et d’adaptabilité.
    • Consignez les enseignements tirés pour soutenir votre développement professionnel continu et améliorer les auditions à venir.
    • Déterminer et planifier les prochaines étapes de l’enquête, telles que de nouvelles auditions, de nouvelles pistes d’investigation ou la collecte d’autres preuves.

    Cette phase de réflexion garantit un apprentissage continu et contribue à maintenir des normes élevées en matière de pratiques d’enquête.

    Conclusion

    Des auditions réussies nécessitent une préparation systématique, une exécution habile et une évaluation approfondie. En suivant ces 10 étapes essentielles et en se concentrant sur les principes fondamentaux suivants : le rapport, l’empathie, l’écoute active et l’intégrité professionnelle, les enquêteurs peuvent mener des auditions à la fois efficaces et conformes à l’éthique.

    L’investissement dans une technique et un équipement adaptés, y compris des systèmes d’enregistrement professionnels garantissant une documentation complète, est rentable en termes de résultats et de recevabilité juridique. N’oubliez pas : la qualité de vos auditions détermine la qualité de vos enquêtes.

    Écrit par :

    Marta Hopfer-Gilles

    Faits vérifiés par Ivar A Fahsing (PhD)

    Claude AI a été utilisé lors de la création de cet article

    Produits apparentés

    • Enregistreur fixe d’auditions HD

      Enregistreur HD fixe pour les salles d’audition de haute sécurité.

    • Enregistreur portable d’auditions

      Enregistreur d’audition léger, conforme aux normes internationales, pour tout type d’environnement.

    • Capture – Enregistrement d’auditions mobiles

      Enregistreur d’application mobile pour capturer des preuves en déplacement.

    • Logiciel Ark – Gestion d’auditions et preuves numériques

      Recevoir, contrôler et conserver les preuves tout au long de leur durée de vie.

    31 juillet 2025
  • Comment utiliser la solution d’enregistrement d’auditions de Davidhorn.

    Comment utiliser la solution d’enregistrement d’auditions de Davidhorn.

    Comment utiliser la solution d’enregistrement d’auditions de Davidhorn. Webinaire avec Magnus Green, CTO de Davidhorn.

    (Séminaire en ligne enregistré en direct du Sommet Davidhorn 2025 sur les auditions des forces de l’ordre)

    Remplissez le formulaire pour visionner le webinaire.Veuillez remplir tous les champs obligatoires (*) avant de soumettre votre demande.

    Notre dernier webinaire, enregistré lors du Sommet Davidhorn 2025 sur les auditions des forces de l’ordre, a été animé par Magnus Green, directeur de la technologie chez Davidhorn.

    Magnus a fourni une démonstration pratique exclusive de sa solution complète d’audition, mettant en avant plus de 40 ans de recherche et de développement en action.

    Dans cette présentation pratique, Magnus a exploré :

    • Gestion complète du déroulement des auditions : De la planification initiale à l’analyse post-audition, démontrant comment la technologie soutient l’ensemble du processus d’enquête.
    • Démonstration d’une audition en temps réel : Session d’enregistrement en direct montrant l’intégration fluide entre la planification, la conduite et le suivi des auditions.
    • Intégrité des preuves numériques : Comment l’empreinte digitale SHA-256 et le chiffrement protègent les preuves contre la falsification tout en préservant leur admissibilité devant les tribunaux.
    • Transcription avancée et assistance par IA : Fonctions de transcription automatique de la parole en texte, sous supervision humaine pour garantir précision et fiabilité
    • Capacités de partage sécurisé : Systèmes d’accès contrôlé pour le partage des preuves avec les représentants légaux, tout en conservant les journaux d’audit et la sécurité.
    • Options de déploiement flexibles : Solutions basées sur un navigateur qui fonctionnent sur tous les appareils tout en respectant les exigences en matière de souveraineté des données.

    La démonstration de Magnus a mis en évidence la façon dont la technologie moderne de gestion des auditions rationalise les flux de travail des enquêteurs tout en maintenant les normes les plus élevées en matière d’intégrité des preuves. Conçue avec l’aide de praticiens pour résoudre des problèmes concrets, cette solution améliore l’efficacité sans compromettre la qualité ni l’admissibilité des preuves.

    Découvrez comment cette technologie éprouvée transforme l’audition, de la planification à la présentation en salle d’audience, en soutenant la justice par l’innovation.

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    Consentement

    23 juin 2025
  • Comment mettre en place une salle d’enregistrement pour les auditions des forces de l’ordre.

    Comment mettre en place une salle d’enregistrement pour les auditions des forces de l’ordre.
    Webinar on police interview recording suites with Jeff Horn

    Comment mettre en place une salle d’enregistrement pour les auditions. Webinaire avec Jeff Horn.

    (Séminaire en ligne enregistré en direct du Sommet Davidhorn 2025 sur les auditions des forces de l’ordre)

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    Notre dernier webinaire, enregistré lors du Sommet Davidhorn 2025 sur les auditions des forces de l’ordre, a été animé par Jeff Horn, directeur général de Davidhorn UK. Jeff a apporté des décennies d’expertise spécialisée pour s’assurer que le travail d’enquête crucial se traduise par des preuves recevables au tribunal.
    Dans cette présentation technique complète, Jeff a exploré :

    • Les fondements scientifiques de l’enregistrement d’auditions des forces de sécurité intérieure – Auditions des premiers procès britanniques qui ont établi la législation PACE et les leçons tirées d’affaires historiques telles que les quatre de Guildford.
    • L‘audio comme preuve principale – Comprendre pourquoi l’audio clair et audible prime sur la vidéo, et les exigences techniques pour l’admissibilité au tribunal
    • Conception des salles et considérations environnementales – Conseils pratiques sur le traitement acoustique, le positionnement des caméras et la création d’environnements d’enregistrement optimaux pour l’audition des suspects et des témoins vulnérables.
    • Normes technologiques pour l’enregistrement inviolable des auditions – Le rôle essentiel de l’empreinte digitale (SHA-256), du chiffrement AES-256 et du maintien de l’intégrité de la chaîne de preuves
    • Considérations particulières pour les témoins vulnérables – Adaptations techniques nécessaires pour les salles d’audition pour enfants et approches d’enregistrement tenant compte des traumatismes

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    Consentement

    La présentation de Jeff a mis en évidence la façon dont la mise en œuvre technique appropriée des systèmes d’enregistrement a un impact direct sur l’admissibilité et la qualité des preuves, garantissant que le travail essentiel des enquêteurs et le courage des témoins se traduisent efficacement devant le tribunal.
    Découvrez comment ces normes techniques fondées sur des preuves et ces méthodologies éprouvées soutiennent la justice tout en protégeant l’intégrité du processus d’enquête et de ceux qui y participent.

    10 juin 2025
  • La naissance de Barnahus : Comment l’Islande a révolutionné la protection de l’enfance

    La naissance de Barnahus : Comment l’Islande a révolutionné la protection de l’enfance
    Le créateur de Barnahus, Bragi-Gudbrandsson, dans le podcast de Davidhorn

    La naissance de Barnahus : Comment l’Islande a révolutionné la protection de l’enfance

    Derrière la conversation

    Dans un récent épisode de l’émission “Beyond a Reasonable Doubt“, l’animateur Ivar Fahsing a rencontré Bragi Guðbrandsson à Reykjavik pour discuter de l’une des innovations les plus importantes dans le domaine des services de protection de l’enfance. Leur conversation a révélé l’histoire fascinante de la façon dont un petit pays nordique a été le pionnier d’un modèle qui allait transformer la façon dont l’Europe traite les cas de maltraitance d’enfants.

    Résumé

    • Un système en crise : Au milieu des années 1990, l’Islande a découvert que son système de protection de l’enfance était gravement fragmenté entre 180 comités locaux, que les enfants étaient soumis à de multiples auditions et qu’ils étaient de nouveau traumatisés par la procédure judiciaire, d’où la nécessité d’un changement systémique.
    • Une solution révolutionnaire : Bragi Guðbrandsson a développé Barnahus (“Maison des enfants”), un concept révolutionnaire qui a réuni tous les services de protection de l’enfance sous un même toit, offrant un environnement adapté aux enfants pour les auditions médico-légales, les examens médicaux et les thérapies, malgré la résistance initiale des professionnels de la médecine et de la justice.
    • Impact international : Le modèle Barnahus s’est depuis étendu à 28 États européens, chaque pays l’adaptant à son cadre culturel et juridique spécifique tout en conservant son principe fondamental de protection centrée sur l’enfant, démontrant ainsi qu’un changement systémique fondamental peut conduire à de meilleurs résultats pour les enfants vulnérables.
    En savoir plus

    Un système en crise

    Au milieu des années 1990, l’Islande a été confrontée à une révélation surprenante. Une étude révolutionnaire a montré que les abus sexuels sur les enfants étaient bien plus répandus que ce que l’on avait imaginé. Le système censé protéger ces enfants vulnérables était fragmenté entre 180 comités locaux, dont beaucoup desservaient des populations de moins de 300 personnes. Les enfants étaient interrogés à de multiples reprises, confrontés à leurs agresseurs présumés devant les tribunaux et subissaient un nouveau traumatisme profond dans le cadre du processus même qui était censé les aider.

    La vision du changement

    C’est là qu’entre en scène Bragi Guðbrandsson, qui deviendra l’architecte de l’une des plus importantes réformes des services de protection de l’enfance.

    “Nous avions plus de 100 cas par an traités dans différents secteurs – protection de l’enfance, police, professions médicales – mais le système était totalement incapable de traiter ces cas”, explique M. Guðbrandsson. La recherche a révélé un manque inquiétant de collaboration entre les agences, l’absence de lignes directrices professionnelles et le fait que les enfants étaient soumis à des interrogatoires répétés.

    Construction de la maison des enfants

    La solution ? Barnahus – littéralement “Maison des enfants” – un concept révolutionnaire qui regroupe tous les services sous un même toit. Mais la création de ce havre de paix pour les enfants vulnérables n’a pas été sans difficultés. La profession médicale s’y est d’abord opposée, préférant effectuer les examens dans les hôpitaux. La communauté juridique s’inquiétait de la neutralité, arguant que les palais de justice étaient des lieux plus appropriés pour recueillir les témoignages.

    Faire ses preuves

    Pourtant, la vision de Guðbrandsson a perduré. En créant un environnement accueillant pour les enfants, où les auditions médico-légales, les examens médicaux et les thérapies peuvent avoir lieu, Barnahus a considérablement amélioré l’expérience des enfants et la qualité des preuves recueillies.

    L’impact a été immédiat et mesurable. Les recherches comparant les expériences des enfants dans les palais de justice et dans les Barnahus ont mis en évidence des différences frappantes. Alors que les enfants rencontrent souvent leurs agresseurs présumés dans les ascenseurs ou les couloirs des palais de justice, les Barnahus offrent un environnement sûr et non intimidant qui permet aux enfants de mieux raconter leur expérience.

    Un modèle qui a traversé les frontières

    Ce qui a commencé en Islande s’est maintenant répandu dans toute l’Europe, 28 États ayant adopté le modèle. Mais ce qui est peut-être le plus fascinant, c’est l’évolution de Barnahus. Comme le souligne Guðbrandsson, “Barnahus n’est pas une recette pour l’atelier de cuisine du futur. Barnahus contient plutôt les ingrédients nécessaires pour créer quelque chose qui correspond à votre culture, à votre cadre juridique et à vos traditions professionnelles”.

    S’adapter aux besoins locaux

    Cette flexibilité a été la clé de son succès. Chaque pays a adapté le modèle à son propre contexte juridique et culturel, tout en conservant le principe de base : placer les besoins des enfants au centre du processus.

    Un héritage de changement

    La diffusion de Barnahus dans toute l’Europe représente plus que l’adoption d’un nouveau système : elle représente un changement fondamental dans la manière dont nous envisageons la protection des enfants vulnérables. Elle montre que lorsque nous donnons la priorité à l’expérience de ceux que nous essayons d’aider, nous obtenons souvent de meilleurs résultats pour toutes les personnes concernées.

    Du premier centre à Reykjavik à des dizaines d’autres dans toute l’Europe, Barnahus témoigne de ce qui peut être réalisé lorsque nous sommes prêts à repenser fondamentalement nos systèmes établis. Il nous rappelle que, parfois, les solutions les plus efficaces ne proviennent pas d’améliorations progressives des processus existants, mais de l’audace d’imaginer une approche entièrement nouvelle.

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    • Enregistreur fixe d’auditions HD

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    • Capture – Enregistrement d’auditions mobiles

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    • Logiciel Ark – Gestion d’auditions et preuves numériques

      Recevoir, contrôler et conserver les preuves tout au long de leur durée de vie.

    17 février 2025
  • Transformer l’interrogatoire : Un voyage vers l’audition éthique

    Transformer l’interrogatoire : Un voyage vers l’audition éthique
    Eric Shepherd dans le podcast de Davidhorn

    Transformer l’interrogatoire : Un voyage vers l’audition éthique

    Dans le dernier épisode de “Beyond a Reasonable Doubt”, nous avons eu le privilège d’accueillir le professeur Eric Shepherd. Professeur Eric Shepherdune figure emblématique de l’audition. Cet épisode n’a pas été qu’une simple discussion ; il a révélé les profonds changements qui ont transformé les pratiques d’interrogatoire, passant de la coercition à l’audition éthique.

    Résumé

    • De la coercition à la conversation : Le professeur Eric Shepherd souligne le passage historique d’une “culture de l’aveu”, axée sur la coercition, à l’audition éthique, qui privilégie le respect, la dignité et le dialogue ouvert.
    • Le pouvoir du respect : Shepherd souligne comment le fait de traiter les personnes auditionnées avec empathie et respect favorise la confiance et permet d’obtenir des informations plus véridiques et plus complètes au cours des enquêtes.
    • Surmonter les défis : Bien que les auditions éthiques aient gagné du terrain, les pratiques de la “culture de l’aveu” persistent. Les progrès dépendent de la formation continue, de l’éducation et de l’engagement à respecter les normes mondiales en matière de pratiques d’enquête éthiques.
    En savoir plus

    Le contexte historique

    Le professeur Shepherd nous a ramenés à une époque où l’interrogatoire était synonyme de coercition, une époque où l’objectif était d’obtenir des aveux, quels que soient les moyens utilisés. Il décrit avec force une “culture de l’aveu” où le succès d’un interrogatoire se mesurait à sa capacité à obtenir des aveux de manière rapide et efficace. Cette approche, profondément ancrée dans la culture policière, donnait la priorité aux résultats plutôt qu’aux droits et à la dignité de la personne auditionnée.

    Un changement de paradigme dans le maintien de l’ordre

    Le tournant s’est produit lorsque les considérations éthiques ont commencé à s’infiltrer dans ces méthodes traditionnelles. Shepherd se souvient de la résistance à laquelle il a été confronté lorsqu’il a introduit les concepts d’Auditions éthiques dans les années 1980. Son travail a d’abord été accueilli avec scepticisme et rejeté, considéré comme un idéal académique qui n’avait rien à voir avec le monde “réel” de la police. Cependant, ces idées ont lentement gagné du terrain, illustrant la reconnaissance croissante de la nécessité d’un changement.

    L’audition éthique : la nouvelle norme

    L’audition éthique, comme l’explique Shepherd, place le respect de la personne auditionnée au premier plan. Il s’agit de considérer la personne en face de vous non pas comme un suspect à abattre, mais comme un être humain digne et respectueux. Cette approche n’est pas seulement une question de morale, elle est aussi une question d’efficacité. Shepherd affirme que le respect favorise un dialogue plus ouvert, qui a plus de chances de déboucher sur des informations véridiques et complètes.

    Le rôle du respect

    L’un des moments les plus convaincants de cet épisode est celui où Shepherd évoque le pouvoir de transformation du respect dans la salle d’audition. Il insiste sur le fait que le respect de la personne auditionnée peut conduire à plus qu’une simple conformité éthique ; il peut changer toute la dynamique de l’interaction. Ce respect se traduit par une approche plus empathique, où l’enquêteur cherche à comprendre plutôt qu’à dominer la conversation.

    Défis et résistances

    Malgré les progrès accomplis, M. Shepherd reconnaît que le chemin vers des auditions pleinement éthiques est loin d’être terminé. Il reste des défis à relever, notamment pour faire évoluer la “culture de l’aveu” qui imprègne encore de nombreux services de police. Pour relever ces défis, il faut une éducation et une formation continues, ainsi qu’un engagement en faveur du changement à tous les niveaux de l’forces de l’ordre.

    Regarder vers l’avenir

    L’épisode se termine sur une note d’espoir, Shepherd esquissant l’avenir de l’audition. Il envisage une norme mondiale de pratique où l’audition éthique n’est pas seulement un idéal, mais un aspect fondamental de toutes les formations et opérations des forces de l’ordre. L’objectif ultime est un système de justice pénale où l’intégrité, le respect et la vérité sont les piliers de chaque interaction.

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    10 février 2025
  • Mise en œuvre des principes de Mendez

    Mise en œuvre des principes de Mendez
    Podcast avec le professeur Dave Walsh sur les principes de Mendez

    Mise en œuvre des principes de Mendez : L’importance de la formation et de la pratique dans les auditions

    Dans un contexte de mondialisation rapide, la recherche de normes uniformes dans les pratiques des services répressifs, en particulier lors des auditions, n’a jamais été aussi pressante. Cette question, ainsi que celle de savoir si les principes de Mendez peuvent jouer ce rôle, a été au centre d’une récente discussion avec le professeur Dave Walsh sur le podcast “Beyond a Reasonable Doubt“, animé par le Dr Ivar Fahsing.

    En savoir plus sur le lancement du manuel de l’ONU

    The UN Manual on Investigative Interviewing has been launched 

    Résumé

    • L’initiative ImpleMendez : Une collaboration mondiale réunissant des experts en droit, en psychologie et en criminologie afin d’améliorer les pratiques d’audition et de promouvoir des normes éthiques.
    • Formation et adaptation : Une formation rigoureuse et continue permet aux enquêteurs d’affiner et de faire évoluer leurs compétences, ce qui garantit que les techniques restent efficaces et équitables.
    • Les principes de Mendez : Un cadre pour des auditions éthiques qui respectent la dignité, l’équité et les droits humains tout en évitant les erreurs judiciaires.
    En savoir plus

    L’initiative ImpleMendez : Une approche collaborative

    Le professeur Walsh a présenté l’initiative ImpleMendez, un réseau mondial qui rassemble des professionnels du droit, de la psychologie et de la criminologie afin d’améliorer les résultats de la justice. En encourageant la collaboration et le partenariat, l’initiative vise à affiner les pratiques d’audition et à promouvoir des méthodes éthiques et efficaces à l’échelle mondiale.

    La formation, pierre angulaire de l’excellence

    Au cœur de l’initiative ImpleMendez, l’accent est mis sur une formation rigoureuse. M. Walsh a souligné l’importance de ne pas se contenter d’acquérir des compétences, mais de les appliquer et de les affiner en permanence. Une pratique régulière incite les enquêteurs à évaluer et à adapter leurs techniques de manière critique, afin que les auditions évoluent avec l’expérience et l’exposition.

    Défendre les droits humains grâce aux principes de Mendez

    Les principes de Mendez constituent un cadre global pour l’éthique des auditions. En donnant la priorité à la dignité, à l’équité et au respect des droits humains, ces principes visent à prévenir les erreurs judiciaires et à instaurer la confiance dans le processus d’enquête.

    Relever les défis de la mise en œuvre des principes de Mendez

    L’adoption de normes mondiales n’est pas sans difficultés. Les systèmes juridiques, les contextes culturels et les disparités de ressources posent des défis à la mise en œuvre des principes de Mendez. Toutefois, le dialogue sur ces obstacles favorise l’évolution et l’adaptation, garantissant que ces normes restent pertinentes dans diverses régions.

    Favoriser l’apprentissage continu pour la justice

    Le professeur Walsh a souligné l’importance de créer une culture de l’apprentissage continu au sein des services répressifs. Une formation solide, combinée à l’adhésion à des normes mondiales telles que les principes de Mendez, permet aux enquêteurs de contribuer à un système juridique plus juste et plus équitable.

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    22 janvier 2025
  • Dave Walsh sur les principes de Mendez – ép. 10

    Dave Walsh sur les principes de Mendez – ép. 10

    Épisode 10.
    Remodeler les pratiques d’investigation pour le meilleur
    – Dave Walsh sur les principes de Mendez

    Le professeur Dave Walsh et le docteur Ivar Fahsing examinent comment la mise en œuvre des principes de Mendez façonne l’avenir de l’audition et promeut la justice et les droits humains au-delà des frontières.

    Cet effort mondial crée une opportunité de collaboration et soutient l’établissement de nouvelles normes pour les pratiques d’enquête et d’interrogatoire dans le monde entier.

    Dans cette conversation, le professeur Dave Walsh et Ivar Fahsing discutent du projet ImpleMendez, qui vise à mettre en œuvre les principes de Mendez dans les pratiques d’auditions au niveau mondial. Il souligne l’importance de la collaboration entre les différentes disciplines, l’évolution des techniques d’auditions et l’importance de la pratique réflexive et de la formation continue. La conversation aborde également les considérations culturelles dans les auditions et l’avenir des auditions, soulignant la nécessité d’une approche standardisée pour améliorer les résultats dans le système de justice pénale.

    Principaux enseignements de la conversation sur les principes de Mendez :

    1. ImpleMendez est un réseau qui facilite la collaboration entre les disciplines.
    2. Les principes de Mendez fournissent un cadre pour des auditions efficaces.
    3. La collaboration entre les universitaires et les praticiens est essentielle pour réussir.
    4. La pratique réflexive est essentielle à l’amélioration continue de l’audition.
    5. Une formation au modèle PEACE ou à un modèle similaire permet d’obtenir de meilleurs résultats lors des auditions.
    6. La planification est un élément clé d’une audition d’investigation efficace.
    7. Il est essentiel d’établir et de maintenir des relations pendant les auditions.
    8. Les considérations culturelles doivent être prises en compte dans les techniques d’audition.
    9. La formation continue et la simulation peuvent améliorer les compétences en matière d’enquête.
    10. Une approche standardisée des auditions pourrait améliorer les pratiques mondiales.

    À propos de l’invité

    Prof. Dave Walsh

    Spécialisé dans l’enseignement et la recherche dans le domaine des enquêtes criminelles et en particulier dans l’interrogatoire des victimes, des témoins et des suspects dans le monde entier.

    Le professeur Walsh est l’un des membres fondateurs de l’International Investigative Interviewing Research Group (voir : www.iiirg.org) et a publié de nombreux articles dans ces domaines. Parmi ses nombreux projets actuels, il est président d’action d’un projet international : ImpleMendez, qui vise à permettre une mise en œuvre plus large des “principes de Mendez” pour des auditions efficaces, en mettant fin aux pratiques cruelles et inhumaines qui ont affecté tant de vies par le biais d’interrogatoires contraires à l’éthique : https://www.cost.eu/actions/CA22128/.

    Écoutez aussi sur Youtube et Apple Podcasts

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      Recevoir, contrôler et conserver les preuves tout au long de leur durée de vie.

    Transcription

    Ivar Fahsing :

    Bienvenue dans l’émission “Au-delà du doute raisonnable”, animée aujourd’hui par Ivar Fahsing. Notre invité est le professeur Dave Walsh. Dave, merci beaucoup d’être venu.

    Dave Walsh :

    C’est un plaisir. C’est un réel plaisir d’être ici.

    Ivar Fahsing :

    Dave, nous pourrions parler de beaucoup de choses dans ce podcast, mais aujourd’hui, je vous invite vraiment à expliquer à nos auditeurs ce qu’est Implemendez.

    Dave Walsh :

    Oui, je peux vous donner l’histoire récente de la façon dont nous en sommes arrivés là. Cela a commencé, encore une fois, relativement récemment, par une idée de livre de suivi que le professeur Ray Bull, qui, je crois, a déjà été votre invité, et moi-même avons fait germer au tout début de l’année 2022, lorsque nous avons échangé un coup de téléphone, changé d’idées et dit que nous nous recontacterions. Nous nous adressons à des personnes qui, jusqu’à présent, dans les pays, n’avaient pas été autant exposées à la littérature de leur pays et aux pratiques de leur pays. Nous nous appuyons sur un livre précédent, publié en 2015, qui présentait également des pays qui n’étaient pas très bien connus à l’époque, mais aussi les suspects habituels que sont le Royaume-Uni, les pays d’Europe occidentale et même les États-Unis, l’Australie, etc. Cette fois-ci, nous avons décidé d’inclure uniquement les pays qui avaient à peine été mentionnés dans la littérature, qui avaient été couverts dans la littérature, qui avaient été exposés dans la littérature. Je savais que Ray, grâce à ses nombreux voyages, et moi, grâce aux contacts que j’avais établis au fil des ans, aurions eu ou pu avoir accès à un grand nombre de ces personnes dans ces pays. À notre grande surprise, une quarantaine de personnes nous ont dit qu’elles aimeraient bien écrire un chapitre sur leur pays. Une fois que nous avons obtenu ce type d’engagement, qui est vraiment, vraiment, il s’est transformé en, vous savez, un livre récemment publié intitulé “International Handbook of Investigative Interviewing and Interrogation”, couvrant, disons, 40 pays. Nous en sommes très satisfaits. Lorsque nous avons eu l’idée de la couverture, Ray m’a dit que nous ne devrions pas nous contenter de leur demander de parler de leur pays, mais aussi de la manière dont ils ont réagi, le cas échéant, aux principes de Mendez. C’était une bonne idée. Je me suis dit que je ne voulais pas que ce livre soit uniquement un audit, bien qu’il soit excellent en tant que tel, mais qu’il reprenait également l’idée de Ray et la développait en disant : “Vous savez, où est la stratégie de mise en œuvre ? Et on m’a dit qu’il n’y en avait pas particulièrement. J’ai donc contacté un certain nombre de personnes, dont vous-même, si vous vous en souvenez, et je leur ai demandé si elles voulaient participer à un projet de mise en œuvre des principes de Mendes, qui commencerait à créer un mouvement, à créer un mouvement supplémentaire dans certains pays, mais certainement dans d’autres, un mouvement initial vers la mise en œuvre, sans être naïf sur le fait que cela serait dépassé dans n’importe quel pays, un projet de deux ou trois ans ne verrait probablement pas autant de mouvement. Mais il essayait vraiment de faire avancer les choses.

    Nous en sommes arrivés à un point où nous avons de nouveau tendu la main aux gens en leur demandant s’ils voulaient participer à ce projet. Trente-six personnes de toute l’Europe nous ont répondu. Et nous avons eu la chance d’obtenir le financement. C’était en mai 2023. À la fin du projet, qui a débuté en octobre, l’une des choses que nous avons dû faire lorsque l’argent était là, c’était de trouver un nom pour le projet. Et c’est la présidente de l’action, la vice-présidente de l’action, le professeur Yvonne Daley, qui est très douée pour ce genre de choses, qui a eu l’idée du nom, dont je pense que tout le monde est assez satisfait, d’Implemendez.

    En ce moment même, à la mi-septembre 2024, nous avons près de 250 membres qui ont soumis avec succès leur candidature pour nous rejoindre. Il s’agit d’un réseau. Implemendez est un réseau qui facilite la collaboration, qui facilite le partenariat à la fois dans l’arène universitaire, avec des universitaires et des praticiens, des universitaires et des praticiens et des décideurs politiques et ainsi de suite, principalement à travers l’Europe mais aussi ailleurs. Le Brésil, les États-Unis, l’Australie, la Malaisie, l’Indonésie, le Japon sont également impliqués. L’Afrique du Sud en est un autre. Oui, c’est vrai.

    Nous avons donc été très satisfaits et impressionnés par l’enthousiasme de la majorité des membres qui souhaitent s’impliquer. Et comme nous ne les rémunérons pas pour leur travail, nous ne payons que leurs frais de déplacement et d’hébergement. Vous savez, c’est immense, c’est merveilleux de voir cette quantité d’énergie, d’idées et d’engagement pour la cause de l’amélioration des auditions à l’échelle mondiale et de voir qu’ils veulent faire quelque chose dans leur pays ou dans d’autres pays où nous sommes implantés. Et c’est merveilleux de voir, vous savez, que cela fait maintenant 11 mois que le projet a commencé, c’était en octobre de l’année dernière et c’est, oui, un travail difficile, c’est beaucoup de travail, mais c’est formidable et cela en vaut la peine et Implemendez vous n’avez peut-être qu’une courte durée de vie en termes de financement, mais bien sûr nous construisons une stratégie et nous avons construit une stratégie qui garantit que quelque chose se produira par la suite. Il y aura quelque chose : des partenariats, des équipes de collaboration se formeront à partir de cela et, en effet, nous avons déjà commencé à le voir parce que nous avons demandé des projets et que 16 d’entre eux ont été retenus, cela est soutenu et c’est une question de personnes, l’expérience la plus gratifiante pour moi a été de voir des personnes qui ne s’étaient pas rencontrées avant le mois d’octobre de l’année dernière, collaborer et former des groupes de projet et des idées de projet. C’est merveilleux. C’est le symbole de l’énergie qui se dégage de l’ensemble du projet. C’est vraiment, vraiment une bonne chose, très gratifiante.

    Ivar Fahsing :

    Nous parlons de Mendez, pour que ce soit bien clair pour nos auditeurs. Allons-nous parler des principes efficaces d’enquête et de collecte d’informations ? Ce document a été rédigé sous la direction du professeur Juan Mendes et publié en juin 2021. Il s’agit probablement du tout premier document mondial de type “soft law” qui traite de l’interaction et de la manière d’y parvenir, tant sur le plan stratégique que méthodologique, et qui va probablement un peu plus loin que l’interrogatoire en tant que tel. Nous disposons également d’un document sur la manière de traiter les suspects, la supervision médicale, les garanties. Voilà ce dont nous parlons. Implemendez.

    Dave Walsh :

    Mise en œuvre du principe de Mendez.

    Ivar Fahsing :

    Merci beaucoup. Je pense qu’il est fascinant de voir à quel point il y a de l’énergie autour de ces choses, ce qui est également intéressant en soi. C’est probablement, peut-être, je ne sais pas, une indication qu’il y a ici un mécanisme qui libère quelque chose qui était en train de couver.

    Dave Walsh :

    Oui, c’est habituel. Implemendez semble avoir été ce foyer, si vous voulez, pour les personnes qui ont voulu venir et améliorer la politique de la pratique, les systèmes juridiques, les meilleurs résultats de la justice. Et il est important de dire, bien sûr, que le nombre que je vous ai dit qui est actuellement en place, est composé de plusieurs disciplines. Il s’agit de reconnaître que ce n’est pas seulement pour les enquêteurs, mais aussi pour les professionnels de la justice.

    Ivar Fahsing :

    Les juges.

    Et les juges. Il est tout aussi important d’obtenir l’adhésion de ces personnes et de leur faire comprendre les principes de Mandez que de faire en sorte que les officiers qui passent des auditions les comprennent également. Je pense donc que c’est une très bonne chose. Et bien sûr, c’est un plaisir de voir des avocats travailler avec des psychologues. C’est toujours gratifiant. Et c’est aussi ce que nous obtenons des interprètes.

    Une autre communauté, les linguistes, vous savez, vous avez beaucoup de criminologues, de sociologues, de spécialistes de la justice pénale, oui, un véritable éventail de compétences académiques et professionnelles au sein de l’équipe.

    Ivar Fahsing :

    Oui, je pense que pour les personnes comme vous et moi qui travaillent dans le domaine de l’audition, si l’on peut dire, depuis quelques années, il n’y a pas de secret : la psychologie a probablement dominé en tant que science et il n’y a rien de mal à cela. Il est probablement temps, comme vous le disiez, de voir si nous pouvons activer et impliquer toutes les autres professions qui peuvent apporter un plus.

    Dave Walsh :

    Je suis tout à fait d’accord. Ils ont beaucoup à offrir. Ce genre d’idées, ce qui fonctionne et ce qui… Qu’est-ce que le droit au silence ? Et les questions relatives aux droits humains qui en découlent sont vraiment la clé de la critique des principes de Mendez. Les psychologues doivent comprendre cela. Je pense que, oui, il y a eu une domination des psychologues et vous pouvez comprendre pourquoi, et dans une certaine mesure, ils se sont très bien débrouillés. Mais je pense que c’est tellement mieux lorsque vous avez des gens de différentes disciplines qui voient le monde sous des perspectives différentes. Et c’est une bonne chose.

    Ivar Fahsing :

    Et comme vous l’avez dit, la vice-présidente de ce projet, le professeur Daley, est en effet professeur de droit.

    Dave Walsh :

    Elle l’est en effet. Et encore une fois, vous savez, elle fait une très bonne remarque, cette professeure Daley, sur le fait qu’il y a dix ans dans son pays, ou il y a cinq ans dans le sien, probablement avec autant de précision, les gens ne se parlaient pas entre spécialistes de différentes disciplines. Et en effet, vous savez, elle faisait remarquer que la Garda Síochána, la police irlandaise, était également réticente à s’engager avec les universitaires. Je pense donc qu’il est formidable de voir ces collaborations de toutes les couleurs.

    Ivar Fahsing :

    Nous appelons cela, ce que nous appelons typiquement des silos, des silos de connaissances. Et c’est ce que je pense.

    Dave Walsh :

    Mais bien sûr, la réalité est que dans le monde réel, le monde réel n’agit pas en silos. Il est influencé, il est associé à l’iconocube, mais vous voulez une totalité des connaissances, une plus grande couverture des connaissances, de la compréhension du droit. Je pense que l’un de nos collègues a effectué un travail, très intéressant, sur l’expérience de la détention par la police. Un travail très intéressant. Vous savez, nous, les psychologues, avons tendance à regarder ce qui se passe dans la salle d’audition, mais l’expérience de l’arrestation et de la détention pourrait, nous ne le savons pas, avoir un effet sur le niveau de coopération ou de résistance lors de l’interrogatoire, si l’expérience a été assez épouvantable.

    Je pense donc qu’il est important de combiner ces expériences pour voir s’il y a quelque chose. Nous pourrions également accorder une plus grande attention, une attention plus large, simplement à ce qui se passe lors de l’audition.

    Ivar Fahsing :

    Absolument, c’est très intéressant.

    Dave Walsh :

    Oui, oui, je suis d’accord.

    Ivar Fahsing :

    Nous reviendrons plus en détail sur les activités et sur la direction qu’elles prennent selon vous. Mais tout d’abord, chers auditeurs, qui est Dave Walsh ? Et comment vous êtes-vous retrouvé impliqué dans cette affaire ? Où ? L’arrière-plan ?

    Dave Walsh :

    Oui, d’accord, je me souviens d’avoir atteint un grade d’officier exécutif dans la fonction publique, la fonction publique britannique, et d’avoir été formateur de personnel. J’ai donc appris à travailler et j’ai aimé travailler. Mais ce poste n’a pas duré longtemps. Et je me souviens que l’un des directeurs m’a demandé si vous vouliez travailler sur des enquêtes de fraude au détriment des deniers publics, pour ainsi dire.

    Et oui, je le ferai pendant quelques années, ai-je dit, vous savez, puis je chercherai ailleurs. Eh bien, ces deux années auraient dû se terminer, vous savez, vous savez, et nous voilà. C’est fini. Près de 40 ans plus tard, ma première entrevue avec un suspect a eu lieu le 20 janvier 1986. La loi britannique sur la police et les preuves judiciaires venait d’entrer en vigueur. Elle est entrée en vigueur le 1er janvier de cette année-là. J’étais très nerveux, tout comme le suspect, qui était le moins criminel de tous les suspects que j’ai vus. Il était très nerveux. Il avait hâte d’en finir. Et Dieu merci, c’était avant l’enregistrement, nous devions écrire notre audition, ce que l’on a appelé les notes contemporaines, ce que mon mentor faisait en arrière-plan pendant que je parlais à ce type. C’est un point intéressant parce que, bien sûr, pendant quelques années, j’ai perdu mes nerfs à un point tel que vous ressentez toujours un peu d’appréhension pendant que vous vous approchez et que vous agissez. Mais aussi, sans aucun doute, je pensais que je m’améliorais. Et j’ai obtenu des résultats pour l’organisation. Et ces auditions n’étaient toujours pas enregistrés. J’obtenais des résultats. Et vous savez, cela m’a valu une réputation. Je suis un travailleur acharné, j’ai toujours eu pour habitude de travailler dur, de travailler dur et de ne jamais avoir une journée facile. Mais vous savez, j’obtenais ces résultats, et j’avais la réputation d’une personne qui obtenait des résultats assez rapidement. Mais je pensais que je faisais tout ce qui était blanc. Personne n’était vraiment un modèle pour gérer mes auditions. Ils se contentaient de regarder les résultats et les rentrées d’argent.

    Regardez le nombre d’affaires qu’il résout ou le nombre d’admissions qu’il obtient, parce qu’il était, vous savez, il y avait, et je pensais que je faisais un excellent travail. Et l’organisation aussi. Cette idée que je m’améliorais, je l’ai vite apprise au milieu des années 1990, après avoir suivi un cours de formation qui parlait des leviers psychologiques et du moindre doute dans votre voix, la base de ce cours de 1995 était toujours que ces personnes étaient coupables. Vous ne devez pas montrer que vous doutez de cela. Un an plus tard, nous avons suivi un cours complètement différent. Et cela m’a changé. J’ai réalisé que ce que je faisais bien n’était pas ce que les gens devraient faire lors des auditions. Cela m’a profondément ébranlé.

    C’est ce qui s’est passé. Et j’ai compris que je devais changer de méthode. C’était une bonne chose parce que les résultats étaient si faciles à obtenir, parce que vous faisiez des choses très peu recommandables et que vous obteniez des résultats rapides. C’était une approche beaucoup plus habile que j’apprenais. À ce moment de ma carrière, il y a près de dix ans maintenant, je commençais à m’ennuyer. C’est pourquoi l’idée de faire un travail plus habile m’a donné l’impression d’être plus professionnelle.

    Ivar Fahsing :

    Aller au-delà de l’admission.

    Dave Walsh :

    Il s’agit de recueillir des informations, bien plus que cela, car nous examinons également d’autres crimes qui pourraient avoir été commis. C’était formidable. Et cela m’a donné envie d’en apprendre toujours plus sur cette approche plus habile. J’ai obtenu une maîtrise à Portsmouth. Et puis, en temps voulu, je suis devenu directeur d’enquête en même temps. J’avais suivi une formation d’enquêteur et de gestionnaire d’enquêteurs. C’est à cette époque que j’ai commencé à me faire une idée de l’audition. J’avais vraiment attiré l’attention et obtenu un certain succès académique, disons au niveau de la maîtrise. Cette thèse a été supervisée par un autre de vos conférenciers, le professeur Milne, puis j’ai eu la grande chance, et je l’ai toujours, d’être assigné au professeur Bull, Ray Bull, comme superviseur de mon doctorat. J’en étais arrivé au point où je me suis dit qu’il fallait que je comprenne vraiment ce qui se passe dans les auditions. J’ai vraiment besoin d’une étude approfondie et c’est ainsi que je vais rester motivé en comprenant, au-delà du niveau superficiel, comment auditionner, quelle est la dynamique et quelles sont les clés de la réussite. Parce que vous demandez toujours à un enquêteur qu’ils vous donnent toutes sortes de raisons sur ce qui était le typique Je peux dire ce que quand les gens mentent des choses qui étaient évidentes. Les gens essayaient toujours d’adopter la vieille approche consistant à effrayer les gens pour qu’ils avouent leurs fautes d’un point de vue psychologique. C’était la gamme complète des auditions éthiques, et d’autres qui étaient de bons auditions éthiques. Deux ans après le début de mon doctorat, j’ai pensé que cela freinerait mes velléités académiques, juste pour faire un doctorat. Mais en fait, ce que cela a fait, c’est l’augmenter. Je me suis vraiment lancé et j’ai pensé que j’allais changer de carrière pour devenir universitaire. Plus tard, en 2010, j’ai défendu avec succès ma thèse, qui portait sur les auditions avec des personnes soupçonnées de fraude. À ce moment-là, j’étais très impliqué dans ce sujet et j’appréciais vraiment le monde universitaire.

    Cela m’a vraiment donné de l’espace, que je n’avais jamais eu, et du temps pour la pensée, la réflexion, l’intellect. J’ai également été confronté au syndrome de l’imposteur. Je n’ai jamais su, même si Ray disait toujours que vous vous en sortiez bien, que c’était nouveau. Je ne pensais pas que c’était si bon que ça. Je ne le pense probablement toujours pas, pour être honnête, vous savez, c’était nouveau et ce qu’il y avait de nouveau, bien sûr, et c’est le manager en moi, je suppose, c’est que, vous savez, ce n’était pas juste assez pour… Eh bien, je pense que la psychologie était simplement heureuse de voir ce qui se passait dans les auditions. J’avais besoin de savoir si ces auditions, ce modèle particulier, dont j’étais à l’époque un fervent partisan, fonctionnait réellement en termes d’efficacité, c’est-à-dire de collecte d’informations. Et puis, c’était probablement le domaine clé, trouver quel était le résultat de ces auditions, vous savez, il ne s’agissait pas seulement de faire ce qu’il fallait, mais aussi d’obtenir les bons résultats. Et vous savez, c’est ce que j’ai découvert dans ma thèse : l’établissement de rapports, l’application du modèle PEACE, tout cela, lorsqu’il est fait avec compétence, pas seulement lorsqu’il est fait, mais lorsqu’il est fait avec compétence, produit de meilleurs résultats. Dans le même temps, lorsqu’ils étaient réalisés de manière non compétente, ils ne permettaient pas d’obtenir le même nombre de résultats ou la même qualité de résultats. Il est donc clair qu’il existe un lien entre les bonnes choses qui sont faites comme prescrites, recommandées par le modèle PEACE et les résultats qu’il vise à obtenir, que la personne ait avoué ou non. S’il l’a fait, eh bien, vous savez, nous disons simplement cela, c’est encore plus intéressant, vous savez, mais la réalité est qu’ils ont obtenu des comptes complets, des comptes complets lorsqu’il a été fait le plus habilement. C’était vraiment une révélation.

    Ivar Fahsing :

    Et le modèle dont vous parlez maintenant est votre, nous le connaissons sous le nom de PEACE Pool ? Oui, en commençant par la planification. Si nous avions mieux planifié cette audition, nous serions probablement assis ici avec un ascenseur, avec une alarme à l’extérieur de la fenêtre. Cela aurait pu gâcher l’enregistrement. C’est un bon exemple. Une mauvaise planification, n’est-ce pas ?

    Dave Walsh :

    C’est bien là le problème, n’est-ce pas ? Parce que nous n’avons pas reçu beaucoup de conseils. Je veux dire que le problème était, bien sûr, l’idée géniale de former tout le monde. Mais c’est habituel. Vous vous heurtez au coût de la formation et au coût de l’éloignement des personnes de la ligne de front et de la nécessité de les remplacer. Et ils ont reçu une formation médiocre. Et pour certains, pas pour tous, mais pour certains, ils avaient besoin d’un cours de formation sur les compétences de base en matière de communication. Et puis, en passant au modèle PEACE et en réfléchissant à la planification, qu’est-ce qu’une bonne planification ? Qu’est-ce que cela implique ? Et bien sûr, au fur et à mesure que les choses avançaient, je me suis rendu compte qu’on nous encourageait à planifier, à nous asseoir, à faire un plan d’audition. Tout cela est très bien. Mais il m’est apparu, bien sûr, que la planification n’était pas seulement quelque chose que l’on faisait lorsque l’on savait que l’on avait quelque chose, lorsque l’on arrivait à un point où l’on devait interroger quelqu’un au sujet de soupçons. Ce sont les choses mêmes que vous faisiez qui ont immédiatement donné lieu à une enquête. Les hypothèses que vous avez formulées ou non, les pistes que vous avez suivies ou non, les conclusions que vous avez tirées des preuves reçues et la formulation d’autres hypothèses en fonction des informations reçues faisaient toutes partie de la planification et de la préparation de l’audition, car si vous ne le faites pas, il est évident, lors de l’audition, que vous n’avez pas pris ce genre de mesures de planification et de préparation. Nous partageons tous deux ce point de vue.

    Ivar Fahsing :

    Qu’en dites-vous ? Je pense que le terme d’ouverture d’esprit est parfois mal utilisé. Il s’agit d’une chose active, qui découle de tous les éléments que vous abordez ici.

    Dave Walsh :

    Je veux dire qu’il y a toujours une tendance à tirer des conclusions trop rapides et à les sauter. J’ai tendance à penser que si vous avez un enquêteur capable de réfléchir et d’évaluer ce qu’il fait et de penser à tout ce qui aurait pu se produire dans un cas particulier et, à partir de ces hypothèses, d’écarter celles qui ont fait l’objet d’une enquête et de dire qu’elles n’ont probablement pas eu lieu et qu’elles n’ont certainement pas eu lieu, alors vous commencez à réduire le champ de vos investigations et à devenir plus suspicieux. Plutôt que de se dire, cela s’est produit tellement de fois dans ma carrière, je sais ce qui s’est passé ici. Je ne fais pas ça à fond. Je pense donc que cette idée d’ouverture d’esprit n’est pas possible pour certaines personnes, mais qu’elle n’a pas besoin d’être importante si vous avez vraiment mené une enquête très approfondie, si vous n’avez pas tiré de conclusions trop rapides. Vous pouvez vraiment dire, écoutez, cela s’est probablement produit parce que j’ai écarté toutes les possibilités. Et vous pouvez en être fier. Oui, c’est vrai. Oui, vous savez, et je ne saurais dire combien de fois cela se produit. Malheureusement, je ne pense pas que les gens, vous savez, c’est un domaine dans lequel vous voudriez dire que vous êtes meilleur dans la prise de décision, le jugement, la réflexion, et vous voulez voir le domaine de la recherche s’étendre, qui a beaucoup plus à faire dans ce domaine, ce qui se passe pendant les enquêtes.

    C’est beaucoup plus coûteux, cela demande beaucoup plus de travail, mais c’est probablement ce dont nous avons besoin aujourd’hui parce que nous oublions, nous appelons cela l’audition, nous oublions la partie investigation et nous nous concentrons sur l’audition comme étant la chose qui ouvre l’affaire et bien sûr, vous savez, c’est l’enquête qui, si elle est faite de manière approfondie, complète, efficace, est celle qui mène à la bonne conclusion dans l’affaire, je dirais. Mais nous oublions la partie enquête ou nous la sous-estimons et nous avons vraiment besoin, la communauté académique a besoin de s’y intéresser, je pense.

    Ivar Fahsing :

    Absolument, je pense, comme vous le savez, que c’est mon discours.

    Dave Walsh :

    Et je ne me contentais pas d’écouter l’audio, je suis donc un fervent défenseur de ce principe.

    Ivar Fahsing :

    Et à bien des égards, c’est probablement ce que nous avons découvert après avoir mis en œuvre l’audition en Norvège. Mon cher ami Asbjorn Rachlew et moi-même discutions de l’avenir de cette méthode. Et nous avons constaté, après une dizaine d’années de mise en œuvre, que cela n’avait pas seulement changé les auditions, mais aussi toute notre façon de penser. Nous pouvons donc réformer bien plus que l’audition lui-même. Et comme vous l’avez dit, il y a encore un grand potentiel et pas seulement, comme vous le savez probablement, en Norvège, nous avons un ministère public intégré. Ainsi, lorsque nous avons fait cela, nous avons également remis en question l’ensemble du système impliqué dans les auditions ou dans les enquêtes et les poursuites en tant que telles.

    Dave Walsh :

    Un article récent a été publié dans une méta-analyse du domaine 3, qui n’était pas du tout dans le domaine médico-légal, mais l’idée de la méta-analyse était la suivante : les gens ont-ils une aversion pour l’effort mental qu’ils doivent fournir ? Et la conclusion de l’étude des études était que les gens s’éloignent généralement de l’effort mental. Mais s’il y a une culture…

    Ivar Fahsing :

    Mesures cognitives.

    Dave Walsh :

    Oui, en effet. Cela s’applique à lui, et je peux imaginer que cela s’applique à… Comment… Dans quelles circonstances, parce que ça n’arrive pas, enfin, à chaque fois, il y a des moments où cet effort mental fait partie de l’affaire. Vous savez, l’étude, l’idée des joueurs d’échecs, vous savez, ils, ils doivent s’engager dans l’effort mental parce qu’ils réalisent que cela ne peut pas être fait sans cet effort mental. Et je pense que c’est là que vous, vous savez, cela m’a frappé, vous n’avez jamais mentionné le domaine médico-légal. Je peux penser, oui, mais c’est, vous savez, c’est, c’est un domaine où nous devons montrer que l’effort mental, que la demande cognitive fait partie de l’affaire. Ce n’est pas un ajout, ce n’est pas un luxe, un bonus si on l’utilise. Cela doit faire partie des compétences de l’intervieweur, l’application de l’effort mental. Les maux de tête sont donc garantis, si vous voulez, comme une partie nécessaire du travail. Les hypothèses générationnelles et leur vérification, dont nous avons parlé récemment, requièrent un effort mental.

    Ivar Fahsing :

    Absolument. Vous savez que la façon dont nous procédons en Norvège n’est pas fondée sur une théorie issue d’une enquête policière, mais sur un doctorat en Suède, sur la façon dont les juges réfléchissent lorsqu’ils sont acquittés par la Cour suprême suédoise. Et c’est exactement de là que vient cette idée d’hypothèse. Ce qui ne peut être exclu comme explication possible de cette preuve ou de cet incident. Ce qui n’a pas fait l’objet d’une enquête active et n’a pas été raisonnablement exclu.

    Dave Walsh :

    Oui, en effet.

    Ivar Fahsing :

    Eh bien, le suspect et l’accusé devraient être acquittés. C’est probablement ce que nous appellerions aujourd’hui la qualité de l’enquête.

    Dave Walsh :

    Oui, absolument.

    Ivar Fahsing :

    Cela doit se refléter non seulement dans l’enquête, dans l’audition, mais aussi dans tous les domaines à partir desquels nous établissons des preuves.

    Dave Walsh :

    C’est ce que doit faire un enquêteur professionnel.

    Ivar Fahsing :

    Les bons détectives et enquêteurs l’ont probablement fait. Bien sûr, à quelques reprises, mais peut-être sans être conscient de ce que je fais quand je suis bon, et quand je ne le suis pas.

    Dave Walsh :

    Que dois-je faire ? Oui, je sais que c’est important. Et la création d’un tribunal, vous savez, si vous, c’est la voie à suivre, je dirais pour les enquêteurs, est de capturer cela et de le célébrer.

    Ivar Fahsing :

    Oui, c’est vrai. Il est intéressant que vous disiez cela, en tant que spécialiste reconnu dans ce domaine, parce que moi-même, lorsque je donne des formations à l’étranger, je n’appelle plus cela des auditions. Je parle d’enquête et d’audition pour bien montrer qu’il s’agit d’un processus à multiples facettes et pas seulement d’une audition avec des personnes.

    Dave Walsh :

    Oui, je comprends pourquoi. J’ai pensé que vous pourriez dire que l’on parle simplement d’enquête parce que l’interrogatoire n’est qu’une partie de toute une série de compétences que vous mettez en œuvre au cours d’une enquête criminelle bien menée dans ce contexte.

    Ivar Fahsing :

    C’est une façon de jouer avec les mots, car l’audition encourage en effet ce type d’ouverture d’esprit active, je pense. Mais vous me disiez en quelque sorte que cela encourageait, que cela impliquait bien plus que l’audition lui-même. C’est un point très important. Mais Dave, si je peux revenir à votre propre recherche, parce que ce que vous dites, c’est que vous vouliez vraiment voir si cela fonctionne vraiment ?

    Dave Walsh :

    Oui.

    Ivar Fahsing :

    Et qu’avez-vous trouvé ?

    Dave Walsh :

    J’ai trouvé qu’il y avait une association parce que c’est appliqué, c’est complètement appliqué, fait par des gens qui ont été formés au modèle PEACE et si j’ai raison de penser parce que j’étais à l’époque où j’ai commencé cette étude, je faisais partie de la section de formation. J’étais le formateur régional. J’avais donc accès aux dossiers de formation et je pouvais voir comment, quand ils avaient été formés. Je savais donc que, qu’ils connaissent la formation ou qu’ils aient été formés et qu’ils aient eu le temps d’intégrer cette formation dans la pratique, ce qui m’amène à un autre point auquel nous venons de penser, mais sur le papier pour intégrer ces nouvelles compétences nouvellement acquises dans la pratique et familières sur le papier, je sais que c’était le moment de le faire. Ainsi, vous savez, il était intéressant de voir que ceux qui avaient reçu la formation étaient, certains d’entre eux étaient meilleurs que leurs homologues qui n’avaient pas encore été formés. Mais en outre, lorsque ces interviewers compétents, et ils l’étaient, il y avait des moments où vous désespériez de l’auditionner, mais il y avait aussi des moments où ils étaient clairement habiles à parler et à converser avec, vous savez, ils conversaient avec des personnes qu’ils soupçonnaient raisonnablement d’avoir commis le crime ou qui avaient une affaire à régler si elles ne l’avaient pas commis, elles avaient des explications à donner, dont certaines, bien sûr, étaient probablement viables. Et il y avait ce lien, cette association, cette corrélation entre de bonnes compétences en matière d’auditions et de bons résultats d’auditions, les bons résultats, et la collecte d’un compte-rendu complet vous permettant d’être assez confiant pour que l’affaire, qu’elle soit portée devant les tribunaux ou qu’elle soit résolue d’une autre manière, soit le bon résultat. C’est ce qui s’est passé. Quant à la possibilité que la personne avoue par peur, de nombreux suspects n’avaient manifestement aucune idée du système de justice pénale. La formation a clairement porté ses fruits en permettant d’éviter ces mauvaises choses, ces mauvaises pratiques et ces mauvaises pratiques. Ils sont également très doués, lorsque cela fonctionne bien, pour obtenir des informations à partir de bonnes questions ouvertes. Vous avez pu constater qu’ils souhaitaient davantage de formation dans la manière dont ils planifiaient et élaboraient une stratégie. Il est intéressant de constater, lorsque nous formons à nouveau les enquêteurs, et nous l’avons fait de temps en temps, qu’ils avaient oublié l’élément de planification, alors que cette partie de l’élément de planification, qui concerne la manière dont nous allons introduire les preuves, la manière dont nous allons introduire les sujets, était plutôt, je ne vais pas dire que c’était le chaos, mais il est clair qu’il n’y avait pas eu beaucoup de réflexion sur la manière dont nous allions le faire. Pour ma part, je ne pense pas que l’on puisse maîtriser cet art en une seule semaine. Je pense que c’est à ce moment-là qu’il faut probablement revenir et suivre une formation de remise à niveau qui s’appuie sur ces compétences initiales, mais qui les étend également à ces tactiques très complexes et aux responsabilités de l’intervieweur. Je pense donc que c’est ce que j’aurais voulu voir dans une formation plus poussée, dans ces domaines vraiment plus difficiles que sont les bons sujets, la bonne stratégie de questionnement, la bonne stratégie de divulgation des preuves, l’établissement et le maintien de rapports. J’ai oublié à moitié le travail le plus cité, mais j’ai trouvé que l’on parlait trop de l’établissement d’un rapport. Et pour moi, ce que j’ai établi, c’est que le rapport était à son meilleur lorsqu’il n’était pas seulement, A, il pouvait être perdu. Même s’il avait été établi au départ, au fur et à mesure que l’audition progressait, il s’amenuisait. B, quand il n’a pas été perdu, il a été maintenu. Cela aussi illustre non seulement l’importance du rapport, mais aussi l’importance du modèle PEACE, car là encore, ses résultats, la quantité d’informations recueillies, ont augmenté en même temps que le rapport, non seulement la construction principale, son maintien, mais aussi l’utilisation habile de la construction et du maintien du rapport.

    Vous devez aborder des sujets assez difficiles pour les gens, qui peuvent avoir des conséquences importantes sur leur vie. Je suis donc devenu un fervent défenseur de l’importance du rapport, disons, de cette étude.

    Ivar Fahsing :

    Quand vous parlez de rapport, pour nous, c’est évident. Pouvez-vous nous donner un coup de pouce ? De quoi s’agit-il ?

    Dave Walsh :

    J’adore quand un psychologue se prend la tête parce qu’il a toutes ces explications différentes et qu’il y a le langage. Je pense que notre collègue Miet Vanderhallen résume bien l’idée d’une alliance de travail, d’une relation de travail, d’une chaleur, d’une bonne façon d’utiliser l’humour lorsque c’est nécessaire, sans en abuser ou l’utiliser à mauvais escient, mais en faisant preuve d’une sorte d’esprit qui peut faciliter les choses. Et en effet, il est tout à fait typique que lorsque les humains sont impliqués dans une conversation vraiment productive, ils utilisent, même dans les domaines les plus difficiles, l’humour. C’est donc à l’intervieweur de travailler au niveau, aux capacités de l’auditioné pour s’adapter, mais aussi de se mettre sur cette longueur d’onde, de se mettre en harmonie. Vous savez, je pense que c’est faisable, même avec les suspects les plus difficiles.

    Ivar Fahsing :

    Et probablement aussi la gestion des comportements difficiles.

    Dave Walsh :

    Oui, oui, oui. Je pense qu’ORBIT est un exemple classique qui montre qu’à certains moments de la carrière, les enquêteurs doivent retourner dans la salle de formation et prendre en charge, parce qu’ORBIT est, c’est assez complexe. C’est aussi absolument nécessaire, d’ailleurs. Le modèle est une chose avec laquelle je suis plus ou moins d’accord. Mais vous savez, une chose que j’ai trouvée dans le modèle PEACE, et j’ai demandé à plusieurs personnes pourquoi, c’est qu’au cours d’une semaine, ils devaient aussi leur enseigner quelque chose d’autre. Et les enquêteurs, par chance ou par action, apprennent, mais ils ne sont pas nécessairement des apprenants réfléchis. Et pourtant, bien sûr, vous savez, la croissance était certainement évidente dans mon histoire, mais je l’ai vue chez d’autres, c’est que la croissance, la compréhension de la nécessité de réfléchir, d’évaluer et d’apprécier avec précision ses propres performances et de réfléchir et d’apprécier ce qui apparaît ou, en fait, en tant que manager, d’enquêter sur les performances de manière juste, cohérente, cohérente par rapport aux normes et à l’accord sur les normes. L’évaluation, le deuxième jour du programme PEACE, ne concerne pas seulement l’évaluation du cas ou l’évaluation continue au fur et à mesure du déroulement de l’affaire, de l’audition, mais aussi le développement personnel. Et la conversation, vous savez, j’ai dû dire, eh bien, c’est devenu trop difficile en l’espace d’une semaine. Et pourtant, c’est ce que nous savons. L’apprentissage des adultes, quel que soit le scénario dans lequel vous vous trouvez, médico-légal ou autre, l’apprentissage des adultes, quelle que soit la qualité de la formation, nous savons, d’après la compréhension de l’apprentissage des adultes, que si elle n’est pas renforcée par l’auto-évaluation, l’évaluation par les pairs, l’évaluation par le superviseur et un bon retour d’information en temps voulu, nous savons que les compétences se détériorent.

    Ivar Fahsing :

    Comme toute compétence.

    Dave Walsh :

    Comme toute autre compétence. Vous voudriez que cela soit intégré dans la pratique professionnelle. En Angleterre et au Pays de Galles, mais aussi dans d’autres pays. Qu’obtenons-nous ? Nous avons des preuves non contaminées de ce qui s’est passé dans l’enregistrement de l’enquêteur. Et je dis à mes enquêteurs : quand avez-vous regardé et écouté votre propre performance ? Et bien sûr, il s’agit ensuite de savoir comment le mesurer. Comment savons-nous que nous avons fait quoi ? Vous savez, quand nous pourrions nous améliorer. Ces questions doivent être examinées. Et il existe des modèles qui ne sont pas, que vous ne pouvez pas éviter. Nous savons que, lorsqu’ils s’auto-évaluent, les gens ont généralement tendance à maintenir leur estime de soi dans un domaine particulier, où il est important que les enquêteurs soient de bons intervieweurs. Mais, vous savez, il y a des endroits où vous ne pouvez pas vous cacher et certains outils où vous seriez délibérément, vous savez, eh bien, à quel moment avez-vous résumé ? Avez-vous fait un résumé ? Vous leur posez cette question, ils vous répondent, oui, oui, nous le faisons, nous le faisons. Et, vous savez, nous savons qu’ils ne le font pas, vous savez, ce n’est pas seulement parce qu’il se trouve que j’ai un échantillon de personnes qui ne résument pas. C’est, vous savez, je l’ai vu à maintes reprises en tant que responsable d’enquêtes, en tant que formateur en enquêtes et en tant qu’universitaire. L’absence de résumé, les résumés appropriés d’ailleurs, l’absence de rapport, le manque de réflexion sur la divulgation des preuves et les stratégies d’interrogation sont tous vraiment mis à nu. Et il existe des outils pour aider les gens à prendre conscience des domaines dans lesquels ils doivent s’améliorer.

    Ivar Fahsing :

    C’est comme si un entraîneur de football analysait le match. C’est la même chose.

    Dave Walsh :

    Oui, absolument. Et parce que j’ai obtenu ce résultat, qu’est-ce que j’aurais pu faire de mieux ? Et ce sera mieux. Et c’est vraiment ce qui vous caractérise. Vous voulez qu’on vous appelle des professionnels de l’investigation, et j’ai tendance à penser que les gens veulent qu’on les appelle ainsi. L’une des caractéristiques du professionnalisme est qu’il faut se soumettre à ces diverses formes d’évaluation. C’est l’une d’entre elles, vous savez, mais elle est essentielle. Comment savoir si je fais bien ? Comment savoir si je suis un bon professionnel ? Vous savez, mettez-vous à l’épreuve et c’est difficile parce que certaines choses, vous savez, vous savez, le premier pas en arrière est très en arrière, mais vous savez, c’est ainsi que nous avançons.

    Ivar Fahsing :

    Vous avez abordé la question de la paresse plus tôt dans cette conversation et cela me rappelle les bons footballeurs. J’ai déjà entendu dire que des gens comme David Beckham, comme Cristiano Ronaldo, leurs coéquipiers ont tendance à les trouver déjà sur le terrain d’entraînement lorsqu’ils arrivent, ils sont déjà là. Ils étaient déjà les meilleurs joueurs, mais ils étaient les premiers arrivés et les derniers partis. C’est donc ce genre de culture qu’il faut instaurer si l’on veut se démarquer, et je pense qu’il est vraiment encourageant d’entendre qu’au moins vous y êtes parvenu, car il n’y a pas beaucoup de recherches sur ce que j’ai à dire, à savoir que l’entraînement est très gratifiant.

    Dave Walsh :

    Absolument.

    Ivar Fahsing :

    Cela ne devrait pas vous choquer, mais il est vraiment intéressant d’entendre que c’est l’une des choses les plus intéressantes que vous avez trouvées dans votre recherche.

    Dave Walsh :

    Richard Leo, célèbre universitaire américain, a réalisé une étude intitulée Inside the Interrogation Room (Dans la salle d’audition). Je lui ai dit que je faisais une étude sur l’école à l’extérieur, ce qui est tout aussi important. Ils m’ont demandé comment faire. Je leur ai parlé de planification et d’évaluation. Ils m’ont dit, encore une fois, de m’intéresser à des domaines dans lesquels la recherche est à peine effleurée. Et il s’agit de deux domaines. Qu’est-ce qu’une bonne planification ? Qu’est-ce que cela implique ? Parlez-en. Encore une fois, cela implique également des compétences particulières en matière d’évaluation.

    Vous savez, apprendre à être un bon évaluateur. Je l’ai appris à mes dépens, car je n’étais pas un réflecteur naturel. J’étais quelqu’un qui faisait le travail. Ce n’est que lorsque vous vous rendez compte que vous devez vous améliorer, encore une fois, c’est difficile, mais cela en vaut la peine. Et je dirais que si je peux être considéré comme quelqu’un qui a réussi, qui a eu une carrière réussie, le moment où je me suis lancé dans ce que l’on pourrait raisonnablement appeler la réussite a été le moment où j’ai cessé d’être le héros de l’action et où je suis devenu un apprenant complet, ce qui inclut bien sûr de ne pas trop réfléchir, mais certainement de réfléchir et d’évaluer et de planifier l’action pour l’audition suivant. Et cela devient, vous savez, une fois que vous maîtrisez l’art, parce que certaines personnes sont plus naturelles que nous, je ne l’étais pas comme je l’ai dit. Mais une fois que vous maîtrisez cet art, il fait partie de vous. Il y aura des moments où je repenserai à cette audition, à chaque fois que je fais une présentation à un degré plus ou moins élevé, je pense à ce qui a marché, à ce qui n’a pas marché, à ce que j’aurais dû faire, à ce que j’aurais dû inclure et que j’ai probablement passé trop vite, et à toutes ces choses. Il ne s’agit pas de s’en prendre à soi-même parce qu’on regarde aussi les choses qui se sont bien passées parce qu’on veut les garder dans son ensemble de compétences ou pour la prochaine tâche, la fois où l’on fera cette tâche. Mais oui, vous savez, je dirais que de toutes les choses que j’ai faites en apprenant à réfléchir, cela m’a ouvert, enfin, cela m’a ouvert l’esprit, mais cela m’a aussi certainement ouvert des portes. Et j’adore ça. Et je pense que je veux vraiment que les gens n’aient pas peur de réfléchir et n’évitent pas la réflexion.

    Ivar Fahsing :

    Je suis tout à fait d’accord. Mais d’un autre côté, cela demande du temps et des efforts. J’allais vous poser une question sur ce que voit le professeur Walsh lorsqu’il regarde dans sa boule de cristal. Mais je vais probablement recadrer la question parce que vous m’avez fait penser, et c’est ce qui est intéressant dans les bonnes conversations, que vous soulevez le fait que la complexité ne se résume pas à une seule chose. Il s’agit d’un grand nombre de choses différentes qui doivent être gérées en même temps. Comme vous le savez, j’ai une formation militaire et avant de commencer à travailler dans la police, nous avions et nous avons toujours une tradition de simulation. Je me demandais s’il était temps que nous consacrions du temps et des ressources à la mise au point d’une suite complète de simulations ? Ou comme vous le disiez, où l’on peut entraîner toutes ces compétences en même temps ?

    Dave Walsh :

    Vous voyez, j’ai beaucoup apprécié la présentation de Jody Coss, ce domaine est vraiment embryonnaire. A-t-il des jambes ? J’aimerais le croire. L’une des raisons pour lesquelles j’aime beaucoup cette idée, c’est le concept de pouvoir, vous savez, ne pas nécessairement organiser d’énormes sessions de formation, mais avoir quelque chose qu’ils peuvent, vous savez, une demi-heure et avoir une nouvelle formation avec un avatar. Vous savez, je pense que cela devrait vraiment être exploré pour voir jusqu’où nous pouvons aller en construisant des modèles de résistance, en construisant, vous savez, tous les types de non-coopération, différentes formes et pour différentes raisons, le manque de coopération et la peur, vous savez, et tout cela.

    Je pense que si la technologie permet d’obtenir ces différents éléments, la simulation ne concerne que le fait qu’elle se déroule dans la salle de formation, avec un avatar plutôt qu’avec une personne réelle, mais la réalité de la situation, à part ces éléments, est celle que vous obtiendriez à l’extérieur. Je pense que c’est, et l’idée d’avoir très rapidement une personne à, sans aller sur une formation complète. Je pense qu’il s’agit d’une formation régulière. C’est un modèle intéressant à suivre. Et puis la formation est une chose continue. Vous aurez des scénarios. Vous savez, vous pourriez faire mieux dans ce domaine, mais apportons ce scénario. Créons un scénario dans lequel cette personne doit être formée, ce qui lui permettra de suivre une formation dans ce domaine particulier et d’améliorer ses compétences. Oui, vous savez, et encore une fois, vous savez, non seulement la réflexion fait partie des enquêtes quotidiennes, mais le développement, la croissance fait également partie de la culture. En permanence, en permanence, en permanence, plutôt que quelque chose que vous devez passer avant de pouvoir sortir dans la rue, pour ainsi dire. En fait, je devrais plutôt dire qu’il s’agit d’une formation permanente.

    Ivar Fahsing :

    L’une des questions que j’allais vous poser est la suivante : pensez-vous qu’à un moment donné, nous aurons une sorte de système d’accréditation normalisé pour les auditions ? Est-ce que cela a du sens ?

    Dave Walsh :

    Je sais ce que vous dites. Sur le papier, cela semble tout à fait attrayant, tout à fait séduisant. J’ai eu la chance non seulement de travailler avec des personnes de différents pays, mais aussi de visiter certains de ces pays au cours des deux ou trois dernières années. Et il faut reconnaître qu’il y a des questions culturelles importantes dans ce pays sur la façon dont les choses sont arrivées et qui, vous le savez, auront la priorité sur toute formation, tout, pardon, tout modèle d’audition. Et vous savez, pour moi, comme je l’ai dit à maintes reprises, l’un des domaines où la science doit se développer, je veux dire, nous parlons de la psychologie comme d’un sujet conçu presque à l’occidentale, est que la psychologie ou ces techniques d’audition traversent-elles facilement les cultures ?

    Vous savez, le point devrait vraiment, mais vous savez, c’est peut-être là que la science a besoin d’être améliorée, c’est ce que nous devons faire pour adapter les principes sans les déformer. Ainsi, vous savez, c’est absolument crucial pour s’adapter à un pays particulier sans aller en fait c’est ce pays qui a besoin de changer un peu. Donc, oui, vous savez, mais vous savez, c’est peut-être la chose qu’il faut faire, vous savez, les gens me disent, le Canada est encore dépendant des confessions. Eh bien, c’est peut-être là que, vous savez, nous devons explorer les raisons. Plutôt que d’adapter le modèle où nous mettons les aveux, nous devons peut-être aller de l’avant. Et c’est là qu’il est important d’impliquer d’autres parties prenantes. Ils disent en fait, vous savez, qu’il est nécessaire de revenir à l’essentiel.

    Il s’agit donc d’une démarche à long terme, car ces projets de loi ne sont jamais des solutions rapides. Mais ce serait, c’est le genre de chose, vous devez juste dire, d’accord, adaptons-nous. Je veux dire, nous dirons que les confessions sont soudaines. Cela fait dix ans que je le dis, les confessions ne sont pas centrales. Et maintenant, je dis qu’elles le sont parce que je suis au Canada ou ailleurs. Je pense que nous devons nous approprier certains des principes, tous les principes pour rester cohérents, mais en même temps, reconnaître que dans certaines circonstances, l’adaptation, pas nécessairement la modification, l’adaptation sans distorsion est nécessaire. Et encore une fois, ce qui est passionnant, c’est de découvrir quelles sont ces adaptations, si vous passez à un système de justice pénale qui n’est pas accusatoire mais inquisitoire, est-ce que cela nécessite une approche différente ? À première vue, je ne pense pas que ce soit le cas, mais continuons à explorer cette question, car c’est un argument que les gens pourraient utiliser et que nous devons contrer.

    Ivar Fahsing :

    Mais lorsque vous dites cela, je pensais à une compétence plus élémentaire, c’est-à-dire vous comparer à la conduite d’une voiture. Il est évident aujourd’hui qu’il vous faut un permis de conduire. Il ne s’agit pas de faire de vous un pilote de Formule 1. Il s’agit de vous donner le minimum requis.

    Dave Walsh :

    Oui, ces éléments ne sont pas négociables.

    Ivar Fahsing :

    Etant donné que notre système de justice pénale est moins bon, il serait peut-être plus facile de commencer par la législation universelle. Il y a certaines choses qui existent déjà et que vous ne pouvez pas ignorer, comme les droits civils et politiques. Ce sont donc des choses minimales qui pourraient au moins constituer le début d’une accréditation mondiale sur laquelle nous pourrions probablement tous nous mettre d’accord.

    Dave Walsh :

    Et bien sûr, nous avons une grande opportunité, n’est-ce pas ? Nous avons maintenant les principes de Mendez. Les principes de Mendez fournissent le cadre et une grande partie des normes que vous ces normes communes, les normes universelles que nous devrions appliquer, vous ils sont là maintenant, vous savez, donc c’est un grand moment, vous savez, ce que nous avons appris au cours des 20 dernières années ou plus, mais pas beaucoup plus, je dois dire, c’est que, vous savez, nous avons appris que mal faire les choses, les mauvaises pratiques conduisent à de mauvais résultats. Nous avons appris que certaines choses que nous faisons, qui sont éthiques et habiles en tant qu’enquêteur, peuvent conduire à de bons résultats. Nous avons appris cela, nous avons construit la science. Nous avons donc tout cela, et nous savons qu’il n’y a pas de meilleur changement de signal lorsqu’ils sont tous tombés dans ce document, le principe de Mendez. Quel changement de signal que de dire que nous sommes maintenant à un point où nous pouvons déclarer en toute confiance, dans la langue de votre choix, ce qui fonctionne.

    Ivar Fahsing :

    C’est tout à fait exact. J’aimerais ajouter à cela que nous sommes probablement d’accord sur le fait que même si le modèle PEACE et ce que nous appelons les auditions sont une chose plus importante qui montre à l’ensemble de la région ce à quoi nous pensons et qui peut contribuer à de meilleures auditions, c’est une diffusion, mais pas de la manière dont nous l’espérions. En particulier aux États-Unis, il ne s’épanouit pas de la même manière. Mais avez-vous l’impression que les principes de Mendez pourraient en fait jeter un pont entre certaines de ces communautés et certains de ces fossés ?

    Dave Walsh :

    Je pense qu’il faut faire davantage pour garantir une plus grande reconnaissance. En effet, il faut que les dirigeants des services de police et de l’État disent, écoutez, voici le document, nous avons cette expertise, nous sommes dans une position où nous pouvons dire en toute confiance ce qui ne fonctionne pas ou ce qui fonctionne. Nous n’avons plus besoin d’argumenter. Ce qu’il faut faire, c’est dire : “D’accord, passons à autre chose. Nous avons ce merveilleux document, mettons-le en œuvre. Et nous continuons à nous disputer sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Les preuves sont là, ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Et nous devons aller de l’avant. J’ai un excellent exemple dans le livre, dans le nouveau livre, où un pays dit qu’il introduit maintenant l’enregistrement d’auditions. Je dois dire que l’enregistrement d’auditions est à lui seul un grand pas en avant. C’est l’une des nombreuses mesures qui doivent être prises. Vous avez une exception qui est maintenant utilisée, beaucoup plus qu’elle n’aurait dû l’être, pour éviter l’enregistrement d’auditions dans ce pays.

    Cette exception est donc en train de devenir la norme. Et le fait même que les dirigeants et les cadres de la police, à tous les niveaux, ne se soucient manifestement pas de cette question, envoie un message erroné. Si les enquêteurs pensent que personne ne me dit de le faire, eh bien, eh bien…”. C’est donc là que les dirigeants de la police doivent se lever, prendre leurs responsabilités, pour ainsi dire, et dire, écoutez vous savez, on nous a dit qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible. Cette nouvelle façon d’enregistrer les interrogatoires est la voie à suivre. C’est à vous de jouer.

    Ivar Fahsing :

    À ce propos, je tiens à vous remercier.

    Dave Walsh :

    Ce fut un réel plaisir.

    Ivar Fahsing :

    Je vous ai réchauffé.

    Dave Walsh :

    Parler avec passion d’un sujet passionnant.

    En savoir plus

    20 janvier 2025
  • Patrick Tidmarsh sur la transformation des enquêtes sur les crimes sexuels

    Patrick Tidmarsh sur la transformation des enquêtes sur les crimes sexuels
    Épisode du podcast avec le Dr. Patrick Tidmarsh

    “Seuls 2,6 % des crimes sexuels font l’objet d’une inculpation.” Patrick Tidmarsh sur la transformation des enquêtes sur les crimes sexuels

    Dans le dernier épisode de “Beyond a Reasonable Doubt”, le Dr Patrick Tidmarsh met en lumière certaines des questions les plus pressantes dans le domaine des auditions, en particulier en ce qui concerne les enquêtes sur les crimes sexuels et les crimes basés sur les relations. Le Dr Tidmarsh, expert renommé ayant des décennies d’expérience dans le traitement des délinquants et la formation de la police, discute avec le Dr Ivar Fahsing de l’impact profond de son concept “The Whole Story” sur les enquêtes criminelles.

    Résumé

    • Transformer les enquêtes sur les crimes sexuels: L’approche “The Whole Story” du Dr Patrick Tidmarsh préconise une compréhension holistique des délinquants et des victimes, ce qui modifie la manière dont les crimes sexuels sont enquêtés et traités au sein des systèmes de police.
    • Remettre en question les idées fausses: La discussion met en lumière des questions essentielles, notamment les faibles taux de signalement (5 % seulement dans les 72 heures) et le mythe d’un nombre élevé de faux signalements, qui est plutôt de l’ordre de 5 %. Elle aborde également l’impact de la misogynie enracinée sur la confiance des victimes et la qualité des enquêtes.
    • Impact et progrès: En mettant en œuvre des programmes de formation fondés sur “Toute l’histoire”, les enquêteurs ont réduit les attitudes de culpabilisation des victimes, amélioré le traitement des affaires et augmenté de manière significative la satisfaction des victimes, ouvrant ainsi la voie à des pratiques policières plus empathiques et plus efficaces.
    En savoir plus

    L’approche de l’histoire complète

    L’approche du Dr Tidmarsh met l’accent sur une compréhension globale des enquêtes sur les crimes sexuels. Il soutient qu’une action policière efficace doit commencer par une compréhension approfondie des délinquants, ce qui, à son tour, clarifie les expériences et les réactions des victimes. Son approche a introduit de nouvelles dimensions et de nouveaux outils pour les praticiens, modifiant fondamentalement la manière dont les crimes sexuels sont traités dans les différents systèmes de police.

    Rapports et idées fausses

    L’une des données les plus frappantes abordées dans le podcast est la statistique alarmante selon laquelle seulement 5 % des victimes d’abus sexuels signalent le crime dans les 72 heures. Ce délai est important, non pas parce qu’il implique une quelconque faute de la part de la victime, mais parce qu’il met en évidence les immenses défis auxquels les victimes sont confrontées lorsqu’elles se manifestent. Le Dr Tidmarsh note que les barrières sociétales et systémiques, telles que la misogynie enracinée au sein des services de police, découragent souvent les victimes de porter plainte. Historiquement, les affaires de crimes sexuels n’étaient pas considérées comme un travail de police digne de ce nom et étaient souvent reléguées aux marges du monde policier.

    Misogynie et police

    La discussion porte également sur la question omniprésente de la misogynie au sein des services de police, en particulier quant à la manière dont les affaires de crimes sexuels sont traitées. Le Dr Tidmarsh souligne que cela n’affecte pas seulement la qualité de l’enquête, mais aussi la satisfaction et la confiance des victimes dans le processus judiciaire. Toutefois, il a été démontré que les programmes de formation qui intègrent l’approche “The Whole Story” réduisent considérablement les attitudes de culpabilisation des victimes chez les enquêteurs et améliorent le traitement global de ces affaires délicates.

    Taux de fausses déclarations

    Un autre sujet essentiel abordé est l’idée fausse qui entoure les fausses dénonciations. Contrairement au mythe répandu selon lequel les fausses déclarations sont nombreuses dans les crimes sexuels, la recherche indique que le taux de fausses déclarations se situe en réalité entre 2 % et 10 %, plus vraisemblablement autour de 5 %. Le Dr Tidmarsh souligne que la plupart des personnes qui signalent des crimes sexuels disent la vérité, et qu’une meilleure compréhension de la nature de ces crimes peut aider les enquêteurs à identifier la vérité de manière plus efficace.

    Impact et orientations futures

    L’approche “The Whole Story” a non seulement modifié les pratiques d’enquête, mais a également eu un impact mesurable sur la façon dont les victimes perçoivent leur traitement par la police. Après la mise en œuvre d’une formation spécialisée et d’approches telles que celles préconisées par le Dr Patrick Tidmarsh, les taux de satisfaction des victimes se sont considérablement améliorés. Cette évolution est cruciale dans un paysage où la confiance dans la police est essentielle pour une justice efficace.

    Conclusion

    Les contributions du Dr Patrick Tidmarsh aux auditions mettent en lumière une évolution importante vers des pratiques policières plus empathiques, mieux informées et plus efficaces. Son travail continue d’influencer et de remodeler le traitement des crimes sexuels et relationnels dans le monde entier. Il vise à favoriser un système judiciaire qui comprenne et respecte véritablement les expériences des victimes tout en recherchant rigoureusement la vérité. Alors que nous attendons avec impatience de nouvelles innovations dans ce domaine, il est clair que les bases posées par des experts comme le Dr Tidmarsh joueront un rôle essentiel dans l’élaboration des pratiques futures en matière de justice pénale.

    Produits apparentés

    • Enregistreur fixe d’auditions HD

      Enregistreur HD fixe pour les salles d’audition de haute sécurité.

    • Enregistreur portable d’auditions

      Enregistreur d’audition léger, conforme aux normes internationales, pour tout type d’environnement.

    • Capture – Enregistrement d’auditions mobiles

      Enregistreur d’application mobile pour capturer des preuves en déplacement.

    • Logiciel Ark – Gestion d’auditions et preuves numériques

      Recevoir, contrôler et conserver les preuves tout au long de leur durée de vie.

    10 janvier 2025
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